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a su garder au peuple néerlandais ce bien inestimable: la paix, au milieu d'une Europe mise a feu et a sang.

Mais le peuple a-t-il oibservé la même neutralité ? Par ses actes, oui. Quant a ses pensées, ses paroles, ses sympathies, non. • Quoiqü'en disent certains qui aiment abuser de la formule: „Qui n'est pas avec nous est contre nous" la grande majorité des Hollandais, tout en restant neutres dans leurs actes, sentent, vivent et souffrent avec nous, pour notre cause, pour notre idéal.

Pendant notre séjour de trois ans dans ce pays il nous a été donné de visiter un grand nombre de villes néerlandaises. Partout nous avons trouvé la même sympathie pour les alliés.

Observons dans le train, dans le tramway, dans la rue, au café, et nous entendrons de quel cöté vont les sympathies du peuple hollandais. On verra celui-ci rayonner de joie lorsque les armées alliées remportent une victoire, comme on verra la consternation sur tous les visages lorsqu'un revers de fortune nous enlève quelque position-

Au surplus, ceux qui reprochent a la Hollande de ne pas s'être jetée tête baissée dans la mêlee se sont-ils demandés ce que seraient devenus ces milliers de Beiges qui, ayant tout perdu en Belgique, ont été heureux de trouver ici un gite qui, s'il ne leur donne pas toutes les douceurs du foyer détruit, leur donne néanmoins la précieuse tranquillité et' ,avec la joie réconfortante de se tenir prés de la Patrie, leur rend le calme et le repos sans, lesquels la plupart auraient succombé dans la tourmente.

La Hollande a fait beaucoup pour les Beiges et tous nous avons pu constater au cours de cette guerre combien les Hollandais mettaient a accueillir nos cooipatriotes maïheureux une discrétion a laquelle on ne rendra jamais suffisamment hommage..

Loin de s'arrêter, après son geste magnanime d'octobre 1914, le peuple hollandais ne nous a pas abandonnés un instant. Mieux, par une prévoyance remarquable, le gouvernement des Pays-Bas a, dès le début, vu clair dans la situation et s'est rendu compte que 1'aide qu'il était a même de donner aux Beiges ne serait pas de courte durée, mais devrait, hélas! se prolonger pendant des années. Sans perdre de temps, il s'est mis a organiser, a centraliser et a diriger cette aide et est parvenu aux meilleurs résultats.

Le ministre de 1'Intérieur a, dans une note rédigée en juillet 1917, donné un court apercu de ce que fit la Hollande pendant les trois premières années de la guerre. Nous en extrayons les passages suivants:

„Déja avant la chute d'Anvers les autorités civiles et militaires estimèrent le moment rveniu de réglementer la circulation et le logement des réfugiés, car, dès les premiers jours de la guerre, le Lim-

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