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bourg hollandais avait été encombré par des milliers de ïugitifs.

Tandis que 1'on recourait aussi largement que possible a 1'hospitalité offerte par les habitants, les monuments ,publics ouvraient leurs portes; les réfugiés dont la présence pouvait constituer un danger pour la neutralité de la Hollande ou qui se méconduisaient furent internés au camp militaire de Oldebroek ou dans un camp d'internement installé dans les batiments de la „Rijkswerkinrichting" a Veenhuizen.

A mesure que s'étendit renvahissement de la Belgique, d'autres provinces que le Limbourg recurent leur part de réfugiés; on y suivit les mêmes méthodes que dans le Limbourg.

Le gouvernement eut conscience qu'il se trouvait devant un problème dont la solütion ne serait pas facile. Outre les^ OTganismes habituels, 1'Etat devait créer des organismes „ad hoe" pour cette affluence suibité de besoins.

Afin de centraliser les efforts des différents comités de particuliers qui venaient de se constituer on créa une „Rijks Centrale Commissie tot Behartiging der belangen van de naar Nederland uitgeweken Vluchtelingen" (Commission centrale de 1'Etat pour la défense des intéréts des réfugiés en Hollande). De plus, on encouragea, la oü la nécessité s'en faisait sentir, la création de comités locaux et provinciaux. '

Penidainit que ces organismes se multipliaient, les Allemaods approchaient d'Anvers. Dès lors le problème des réfugiés changea complètement de caractère. Si, jusqu'a ce moment, les populations des campagnes n'avaient frahchi la frontière que par dizaines ou tout au plus par centaines, ces chiffres s'élevèrent bientót a des milliers. Le gouvernement oomprit la nécessité de prenldre des mesures énergiques, et, même avant que la chute d'Anvers fut un fait accompli, le ministre de 1'intérieur avait donné les ordres nécessaires aux commissaires de la Reine pour que, partout oü il y aurait moyen, on préparat des abris pour les réfugiés.

II était certaaïï que les .provinces méridionales ne seradent pas en état de porter le fardeau de la charge supplementaire qui leur serait imposée pendant un certain tèmps et il était d'autre part tout aussi certain que le Gouvernement devait tout mettre en oeuvre pour rendre aussi supportaMe que - possible,-JeVsort des maïheureux chassés de chez eux- Le seul moyen de remédier efficacement a cette situation consistait a répartir les réfugiés sur toute 1'étendue du terntoire.

Toutefois, les premières journées d'octobre amenèrent une telle foule de réfugiés en Hollande —il n'est pas exagéré de parler d'un million — qu'il fut pratiquement impossible de les diriger tous vers 1'intérieur diu pays. Si donc le plan ide diislocation qui avait été élaboré ne put être exécuté immédiatement, la population du Brabant septentrional et de la Zélande, aidée par les autorités militaires et civiles, fit tout son possible, ainsi qu'on le sait, pour que les

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