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calamités qui ivenaient de ftapper les maïheureux réfugiés ne fussent pas aggravées. ; \

Le gouvernement, par 1'intermédiaire de son service d'etapes, fournit les vivres'nécessaires et essaya de remédier au manque de couchage en envoyant des couvertures, en cédant des batiments publics et des tentes. De leur cöté, un grand nombre de particulièrs de 1'intérieur s'évertuèrent a alléger la charge incombant au Gouvernement. Comme on prévoyait que cette situation perdurerait encore ün certain temps en Zélande et dans le Brabant méridional, le gouvernement nomina un comimissaire qui, se substituant a lui, se chargerait des intéréts 'des, réfugiés dans ces .deux provinces.

Tandis qu'on dirigeait graduellement les réfugiés vers 1'intérieur du pays, il fallait assurer le logement de ceux qui avaiemt passé les premières huits de leur fuite a la belle étoile. On créa un camp a Bergen-op-Zoom et un autre a Hontenisse. Cela pouvait suffire en attendant que la situation s'éclaircisse. II fallait attendre afin de savoir si, après 1'occupation d'Anvers par les Allemands, nombre de Beiges renitreraient chez eux ou préféreraient proloxiger leur séjour en Hollande. Personne ne fut obligé de partir mais on donna largement 1'occasion de rentrer gratuitement en Belgique. Beaucoup en usérent mais beaucoup aussi revinrent aussitöt et, après un lap de temps de plusieurs semaines, il restait environ 720.000 réfugiés en Hollande.

Les mesures provisoires devaient dès lors être transformées en mesures définitives. . .

Le gouvernement se vit obligé de construire des camps de réfugiés, des villages beiges oü un coöimissaire du Gouvernement, avec son administration, aurait pour devoir de veiller a 1'ordre et oü on laisserait pour le reste la plus grande liberté possible aux réfugiés.

Le besoin de ces-camps se fit slemtir d'autant plus impérieusement que le camp militaire d'Oldebroek, oü 1'on avait installé des réfugiés, devait être évacué.

C'est ainsi que se créa, dans un laps de temps remarquablement court, le premier village beige, prés de Nunspeet, oü 13.000 personnes furent logées- jj

II est aisé de comprendre, dit le ministre dans sa note, qu on ne put au début satisfaire toutes les exigences; il y eut des plaintes sur la situation, le couchage, 1'alimentation, mais le gouvérnement s'efforca toujours de réaliser les voeux raisonnables.

On ne put toutefois se contenter d'un seul camp, comme celui de Nunspeet. Après enquête dans différentes contrées on créa deux nouveaux camps dans la bruyère, a Ude et a Ede.

Au début, le camp d'Ede était destiné aux réfugiés d'une situation sociale plus élevée que ceux de Nunspeet; on tacha d'y organiser un certain confort. L'elcpériencem'a pas répondu a cette attente et les deux camps furenfêfinalemenrelassés dans la même catégorie.

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