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déja subviennent entièrement aux besoins de Beiges qu'ils ont adoptés au début des hostilités, leur donnant non seulement le 'logement et la nourrkure mais aussi 1'habillement et toutes les distractions désirables, et allant même jusqu'a donner aux enfants en age d'aller a 1'école une instruction mieux soignée que celle qu'auraient pu donner les parents en Belgique. Souvent les Beiges bénéficiant de cette générosité sont des enfants ou des jeuiies filles orphelins ou dont les parents sont, soit en Belgique occupée, soit en_France ou en Angleterre. II n'est cependant pas rare de voir des families entières bénéficier de ces libéralités. Lorsqu'il s'agit d'enfants ou de jeunes filles ils sont considérés comme faisant partie de la familie; on les traite sur un pied d'égalité, évitant scrupuleusement toute allusion qui pourrait leur rappeler qu'ils ne sont que réfugiés et vivent de la eharité. Lorsqu'il s'agit de ménages entiers on les accueille dans la maison familiale'comme on ferait de bons amis de vieille date ou bien on les installe dans un appartement confortable oü ils n'ont qu'a se laisser vivre, a leur aise, sans avoir a se préoccuper d'aucune dépensé, si minime soit-elle. Au début de la guerre ces cas étaient légiqn et nous avons connu des families hollandaises qui avaient pris a leur charge 1'entretien complet de quatre-vingts Beiges adultes. D'autres subvenaient aux besoins de douzaines d'enfants réfugiés. On comprend aisément que, la guerre perdurant, de telles libéralités ne pouvaient continuer, les dépenses nécessitées par 1'entretien de ces réfugiés grevant trop lourdement le budget des families hollandaises. On serait cependant étonné de connaitre le grand nombre de Beiges qui, en ce moment, bénéficient encore de ces largesses.

Ce ne sont pas seulement les Beiges en Hollande qui sont 1'objet de la générosité néerlandaise- Dans toutes les classes de la société hollandaise de nombreuses femmes et jeunes filles nous manifestent leur amitié en adoptant des soldats beiges soit au front, soit prisonniers de guerre ou encore internes en Hollande ou en Suisse. Sous ce rapport, la eharité hollandaise, loin de diminuer, s'étend de jour en jour et nous connaissons telle dame hollandaise qui a pris a charge pas moins de trente deux soldats beiges et francais tout en participant a toutes les oeuvres établies en Hollande. Non seulement elle procure a ces trente deux filleuls par ses lettres affectueuses le réconfort moral mais leur eruvoie a dates fixes des paquets qui sont recus avec bonheur par nos braves poilus.

Outre ces cas particuliers, il y a la population tout entière qui ne manque jamais une occasion de nous témoigner ses bons sentiments. Depuis ces trois ans il ne s'est pas passé un mois sans que des collectes ne fussent organisées dans 1'une ou 1'autre ville au profit d'une oeuvre beige. Toutes ces collectes ont pleinernent réussi et ont rapporté des sommes énormes. On n'est certes pas arrivé a un tel

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