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docteur E. Verviers, attira dans un hebdomadaire de cette viïïe 1'attention du public hollandais sur le danger qu'il y avait a abamdonner les enfants pauvres de Belgique aux horreurs de la, guerre. Huit jours après le Comité catholique de logement a Leyde pour Ia protection des enfants pauvres, victimes de la guerre, fut constitué au palais de S. G. Mgr. Henri van de Wetering, archevêque d'Utrecht.

Ce comité prit pour tache de recueillir dans des families néerlandaises les nombreux enfants devenus orphelins et abandonnés sans soins. En même temps il voulut offrir pour quelque temps un abri sür a d'autres enfants beiges que la guerre avait mis en danger et amener en Hollande les femmes beiges en état de grossesse ou nourrissant leur enfant. En peu de semaines le comité avait reeu, outré des dons importants en argent, plus de iooo offres de families hollandaises disposées a adopter un enfant beige. Le comité recueillit les enfants arrivés en Hollande et envoya en outre une brigade de sauvetage en Belgique avec mission d'aller recueillir dans les régions éprouvées les enfants (f/ilies jusqu'a 15 ans et garcons jusqu'a 10 ans), ide les amener aux Pays-Bas et de les placer dans les families,. Au bout de trois mois les demandes pour recevoir des enfants s'étaient élevées a 3000. Inutile de dire que les enfants affluèrent et au bout de trois ans douze cents de ces petits déshérités sont encore placés dans des families hollandaises qui les nourrissent, les habillent et les font instruire gratuitement.

Un comité semblable avait été fondé en aoüt 1914 sous la présidence de S. G. Mgr- A. F. Diepen, a Bois-le-Duc. La, comme a Leyde, les secours affluèrent de toutes parts et ce comité put, a certain moment, placer jusqu'a quatre mille enfants beiges dans les families hollandaises. A cóté de ces deux comités, M. le notaire Brands, d'Amsterdam, avait fondé une oeuvre similaire, le „Home pour les petits enfants beiges", qui sauva, elle aussi, des centaines de nos petits compatrioites de Paf freuse misère qu'ils auraient du subir en territoire occupé sans 1'intervention de ces ames charitables.

Quoique la Hollande soit entrée elle-même dans une période oü, par suite de pénurie de nourriture, le gouvernement a dü se résoudre. a ratïomner les Ihafoiitiamts, mos amis hollandais continuent a sauver de la famine autant d'enfants beiges qu'il est en .leur pouvoir de le faire. Au bout de trois ans il arrivé encore régulièrèment des convois de ces pauvres petits êtres, étiolés, minés par les privations, qui, comme aux premiers jours, sont regus avec cordialité et empressement, tant par les autorités que par la population. Bien plus, au fur et a mesure que la misère en Belgique devient plus poignante, la Hollande tente touijours de sauver nos compatriotes. Dans ce but elle a obtenu des autorités allemandes 1'autorisation de faire venir les femmes et les enfants des soldats beiges internes en Hollande.

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