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d'autant plus délicat a réaliser que la guerre a jeté un grand nombre de families hollandaises dans la misère, les unes par suite de la longue mofoilisation, les autres par le chómage de nombreux ateliers et usines qui ont dü cesser tout travail faute de matières premières ou de charbon. En aidant les Beiges nécessiteux, le comité doit avant tout éviter de favoriser nos compatriotes au détriment des sujets hollandais. Gra.ce au tact que montre le comité en toutes circonstances, toutes les difficultés ont pu être aplanies, ce qui a permis de dire au président lors de la dernière assemblee générale:

,,En ce moment, nous devons aider nos protégés par nos secours et par nos conseils, nous devons étudier avec attention la vie sociale beige se développamt sur notre territoire, nous devons savoir apprécier le travail des autres et nous en instruire; nous devons nous rappeler combien de Beiges se sont fixés chez nous au iöème et au I7ème siècles et y ont pris une place marquante dans les arts, le commerce et 1'industrie, et nous devons prévoir et souhaiter que Pexode de 1914, lui aussi, laissera du séjour des Beiges en Hollande encore autre chose que le souvenir de 'beaucoup d'amitiés et de douleurs vécues en commun-

,,Des liens étroits d'amitié ont'été forgés ici depuis 1914, beaucoup de réfugiés ent introduit chez nous de nou vel les méthodes, de nouveaux usages, de nouvelles coutjumes. Le caractère hollandais, lui aussi, aura une influence sur la vie sociale beige. Un nombro important de Beiges peuple nos grande» villes. Empruntons-nous réciproquement ce que chacun de nous a de bon, aidons-nous mutuellement dans ces temps de misère et faisons modestement tout ce qu'on demande de nous en tenant compte de 1'énergie des Beiges qui se frayent eux-mêmes un chemin, d'après leurs propres intentions et désirs."

La Hollande n'a malheureusement pas eu que des civils a héberger. Lors de la chute d'Anvers trente mille hommes de forteresse durent se faire interner dans ce pays pour ne pas tomber entre les mains de 1'ennemi.

Cet internement présenta infiniment plus de difficultés au gouvernement néerlandais que 1'arrivée des réfugiés civils. Ici, il ne s'agissait plus de donner libre cours a un mouvement de eharité mais d'observer scrupuleusement des prescriptions internationales.

II y a dans les conventions de Genève et de La Hayè une clause disant que ,,la puissance neutre qui accepte des belligérants sur son territoire doit les traiter humainement". C'est la une règle bien élastique qui laisse le champ libre aux interprétations les plus diverses et les' plus divergentes. II faut avant tout interner ces

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