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en sollicitant les suffrages des électeurs et par dessus le marché moyennant salaire — de s'occuper sérieusement et impartialement des affaires publiques.

Mais dès que cette question si simple a concevoir passé le seuil des chambres législatives, de simple et claire qu'elle est, elle devienf obscure et embrouillée, et elle aboutit — soit par 1'ignorance des législateurs, soit par les manigances des politiciens — a des systèmes qu'on appelle effronr tément proportionnels, alors même que rien n'est représenté proportionnellement.

La presse, dans une grande mesure, contribue a cét abus scandaleux du mot »proportionnel« et de 1'expression »R. P.«

Tout récemment, par exemple, le conflit, en Suède, entre le Roi et les Ministres avait attiré 1'attention sur les élections provoquées par ce conflit, et les journalistes de dire en relatant les résultats quotidiens, avec une mine entendue de gens bien informés: »c'est une R. P.« et le bon public de gober cette information radicalement fausse, puisqu'il n'a pas le moyen de la controler, et voila comment se forme 1'opinion publique.

Sans entrer dans le détail du système suédois, qnelques mots suffiront pour en faire comprendre 1'esprit, et avoir une idéé de cette fameuse proportionalité qu'on lui attribue si généreusement.

Les habitants qui possèdent trop peu — et ceux qui n'ont rien, naturellement — ne sont pas électeurs. A partir d'un certain revenu, on a un nombre de voix qui se mesure a la grosseur du porte-monnaie de 1'électeur, soit une voix, 2, 3, ou

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