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Généraux, se trouvait au centre de toutes les intrigues et lui-même venait de passer deux ans en France dans la maison hospitalière de Duplessls Mornay, Gouverneur de Saumur. Le vieux Huguenot estimait beaucoup son jeune corréligionnaire a qui il n'a cessé de donner des témoignages d'amitié et de considération.

Les jugements favorables de Richelieu et de Mornay sur le diplomate hollandais contrastent assez vivement avec celui de la plupart de ses contemporains. Vixit sibi et domni Nassauviae utilis, écrit Grotius avec un sarcasme mordant et pour Louis Aubéry Francois d'Aerssens était „le plus dangereux esprit que les provinces confédérées aient Jamais porté et d'autant plus a craindre qu'il cachait toute ta malice et toute la fourbe des cours étrangères sous la fausse et trompeuse apparence de la franchise et de la sincérité hollandaise".

D'Estrade le considère comme éloquent et persuasif et Abraham de Wicquefort, l'historiographe des ProvincesUnies, le place parml les plus grands ministres que celles-ci aient eus, mals il le diminue en le traitant d'habile négociateur et en négligeant l'homme d'état.

j II entre dans tout cela beaucoup de jalousie et d' animosité politique: Aerssens a fait une tres brillante carrière: il a été le confident de deux Princes d'Orange, il s'est acquis l'estime, si non l'amltié, d'Henri IV, de Suil/ et de Richelieu, il a réunl une Immense fortune—dont peut-être il nefaut pas rechercher trop scrupuleusement les origlnes — enfin II avait des idéés trés nettes et trés arrêtées, le courage de dire ce qu'il pensait et l'habitude d'aller jusqu'au bout de sa pensée.

Cette pensée qui domine toute sa vie se résumé en deux ! mots: abaissement des Habsbourgs. II avait réduit toutes les questions européennes — en Italië, en Savoie, en Piémont, en Valteline, en Allemagne, et dans les Pays-Bas, par terre et par mer, questions de frontières, commerciales, coloniales, religieuses — a une seule formule: usurpation espagnole; fontaine d'orgueil dans une vallée de misère, disait un diplomate du temps.

Pour atteindre ce but il lui fallait deux choses: un gouvernement fort et concentré aux Provinces-Unies, sous l'autorité

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