Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

pensée, ses hésitations, son effort de créer entre la France et la République un état indépendant.

Le traité d'alliance de 1635 a été le grand succès dans la vie de Francois d'Aerssens, le couronnement de toute son activité pendant 40 ans. Ceux qui le lui reprochent — et il y en a beaucoup — ne se rendent pas compte de la situation du pays. Des pourparlers de paix ou de trève entre les délégués des Etats-Généraux des Pays-Bas du Sud et Frédéric Henri, commencés devant Maastricht avaient échoué. Richelieu était intervenu par la voix d'Hercule de Charnacé mais on exagère cette influence francaise et „sa pluie d'or", en la rendant seule responsable de la rupture. Les parties n'étaient pas d'accord sur le fond de la question qui les tenait divisées. Philippe IV ne voulait pas de la paix, ou a des conditions qui n'étaient même pas acceptables aux nombreux et puissants trévistes. L'lnfante Isabelle était morte, avec elle s'éteignit le semblant d'indépendance dont avaient joui les provinces du midi, elles rentraient entièrement dans l'orbite de la domination espagnole, le revirement d'énergie s'annoncait avec l'arrivée du Cardinal-lnfant auréolé d'une gloire militaire acquise a Nordlingen, grave échec pour la liberté européenne. Les Pays-Bas avaient tenu pendant bientót soixante-dix ans, dans une grande partie de la population l'énergie fléchissait, pour des raisons souvent matérielles, souvent aussi morales, un renforcement était nécessaire pour faire accepter a tous ce dernier effort qui conduira a la paix glorieuse et définitive. Aerssens l'écrit a son homme de confiance a Paris Hoeufft: „pour faire perdre a plusieurs de nous le désir du repos il est nécessaire de leur ouvrir Pespoir de la fin de la guerre par la conjonction de la France sans quoi, croyez-moi, ils ne cesseront jamais de toujours porter et forcer les affaires et les volontés a quelque accommodement avec l'Espagne."

Sluiten