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rouvertes a chaque instant! Mais nc vous flattez point d'avoir trouvé le remède, cn faisant passer la France d'une manièro plus sensiblo cette fois que les deux précédentes, sous los fourches Caudines. Ce traité du 20 Novembre 1815, auquel le Duc de Richelieu plus mort que vif, düt apposer sa signature, qu'at-il produit en dernier résultat? L'humiliation de la grande Nation trop bien méritée — nous 1'avouons — dans les Cents jours, elle 1'a a cette époque et invariablement jusqu'a notre tenips, subie avec une rancune mal comprimée et brulant de se venger de ce sanglant affront. Pourtant alors, après Waterloo, il ne s'agissait que de quelques cessions territoriales insignifiantes, et non pas d'un morcellement incompatible avec le maintien de 1'indépendance nationale. En reno^ant a 1'Alsace et a la Lorraine, les Parisiens se croiraient continuellement menacés par 1'Allemagne et a la merci des Prussiens. — On est très-mal fondé a faire intervenir ici 1'élément germanique et le principe des nationalités ou des frontières naturelles, quelque séduisante qu'en puisse sembler 1'application, dans les bases de la pacification éventuelle. Strasbourg en 1681 ouvrit ses portes sans coup férir au lieutenant de Louis XIV, tandis qu'aujourd'hui pour la réduire a capituler, vous êtes forcés de bombarder cette ville. Les savants allemands qui, il y a seulement quelques années, se sont livrés a de profondes recherches sur 1'histoire de la Lorraine*) ont franchement avoué y avoir démêlé 1'infériorité du caractère tudesque, et 1'élément francais bien plus prononcé. Ces velléités annexionistes, cette idéé de reconstruction de 1'Empire d'Allemagne qui il y a un demi siècle, après la dissolution de la Confédération rhénane, pouvait ne pas paraitre si absurde et ridicule, mériteraient-elles d'être discutées en ce moment par des hommes graves? Une fois en train, pourquoi vous arrêter en si beau chemin? Montbéliard et la Franche-Comité et la Suisse, et tous les anciens fiefs de 1'Empire devenus Etats souverains ou faisant partie du

') Dr. Karl Wittich, Die Entstehung des Herzogtums Lothringen

(Goettingue 1862) p. 3. „Lothringen, das Land zwischen Deutschland

und Frankroich, scheint seinem ganzen Character nach mehr dem als jenem anzugehören."

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