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dorénavant 1'humanité souffrante du flcau destructeur de la liberté civilo et des sources de la prospérité publique. Pour préserver la vie des hommes, pour garantir 1'agriculture, 1'industrie et le commerce des calamités inséparables de la guerre, ce sera au bon sens de la Monarchie militaire par excellence, en premier lieu a la Prusse, a prêcher d'exemple par une trés forte réduction de son armée. Plus de guerres offensives; plus d'invasion étrangère; plus de projets enfantés par une ambition détestable et hostile a 1'indépendance des Etats; chacun chez soi — chacun son droit.*)

UTRECHT, 25 Aoüt 1870.

Réflexions d'un solitaire.

IV.

Le canon ne cesse de gronder, et il se peut, si tels sont les décrets impénétrables de la Providence, qu'en définitive il donne raison a ceux qui au fond et évidemment ont tort. Mais puisque a 1'heure qu'il est, on refait en Allemagne 1'histoire de 1'Alsace et de la Lorraine dans le seul intérêt des actualités politiques, essayons par un examen scrupuleux et 1'analyse impartiale des faits, de rétablir la vérité si étrangement dénaturée. Poursuivons notre tache, si pénible et ingrate qu'elle soit. La résolution parait être très-arrêtée et tout de bon non seulement a Berlin, mais aussi dans quelques autres régions non prussiennes, de nourrir 1'idée fixe de certains Publicistes allemands et de revendiquer pour leur Empire chimérique Strasbourg, Nancy, Besan9on peutêtre, si la fortune semble propice a ces vceux toujours croissants. — Sans doute, 1'Autriche aurait très-mauvaise grace aujourd'hui après la possession de la Silésie par la Prusse depuis 125 ans

') Discours de M. Dupin, prononcé a la Chambre des Députés le 6 Décembre 1830.

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