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lidera plus sürement la paix do 1'Europe, qu'cn cumulant les humiliations sans nécessité et de gaieté de coeur.

UTRECHT, 4 Septenibre 1870.

VI.

La France par 1'organe du Ministre des affaires étrangères, fait un appel éloquent aux sentiments d'humanité de 1'Europe civilisée, en faveur de la paix. Déja 1'Angleterre, 1'Autriche et la Russie, dit-on, se sont émues et intéressées a cette grande et noble oeuvre. Mais ceux qui en Allemagne, se considèrent comme les élus de Dieu pour donner une lé(jon exemplaire a la France, ou qui non contents de la belle proie qu'ils ont faite a Sédan, s'affublent de ce prétexte pour s'approprier 1'Alsace et la Lorraine, déclareut hautement s'opposer a toute intercession des Puissances neutres, dont ils déclinent la conipétence. Toute 1'Europe a été tenue en éveil durant des années entières, au seul nom de la question d'Orient, et une guerre cruelle et sanglante a été faite pour garantir 1'intégrité de 1'Empire Ottoman. En prévision de points noirs qui pourraient reparaitre a 1'horizon, on a eu soin, au Congres de Paris en 1856, dans le fameux Art. VIII du Traité de Paix, d'admettre „1'action médiatrice" des Puissances, signataires neutres, afin d'être en mesure de prévenir 1'emploi inutile et désastreux de la force. Aujourd'hui, a propos de l'immense question d'Occident, il serait permis de se débarrasser sans faijons de la communauté internationale jugée si tutélaire et nécessaire dans le cours de tant de questions insignifiantes et presque oubliées, survenues depuis 1856! — Eh bien, si les grands Cabinets cette fois si méticuleux et égoïstes, laissent faire et croyent pouvoir contempler 1'ame tranquille et la conscience sans remords, ce qui se passé en France, les Ligues de la Paix, a 1'exemple des Quakers qui dans le temps

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