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ateurs, afin qu'il s'y fit un Traité qui empêchat le Roi de Suède d'élever sa grandeur sur les ruines de celui de Danemark." — Ce qui a coup sur, a lieu de nous surprendre, c'est qu'a Londres les mémorables et glorieux précédents de 1826 et 1827, ces titres d'honneur de Georges Canning a la pacification de la Grèce, aient été perdus de vue, la médiation que la Turquie s'obstinait a refuser, et dont 1'histoire vient d'être encore tout récemment, dévoilé si spirituellement par un savant diplomate et publiciste1).— Déclinant la compétence des Cabinets étrangers,la Porte répondait a peu pres dans les mêmes termes, que 1'on s'est plu a attribuer au gouvernement prussien. „Ce document, dit 1'auteur, — inusité dans les usages diplomatiques, — contenait un refus énergique de la médiation, attendu que chaque souverain a le droit de régler d'une manière indépendante les affaires d'Etat."

On n'ignore point les conséquences de cette réponse, déplorée amèrement par la Porte après la bataille de Navarin.

UTRECHT, 23 Septembre 1870.

IX.

Après avoir exhalé notre indignation de 1'attitude inconcevable de 1'Angleterre dans la situation presque désespérée de la France, son ancienne Alliée, ce nous fut une bien agréable surprise de nous rencontrer avec 1'autorité d'un des hommes les plus compétents de 1'Europe, Sir Henry Lytton Bulwer, dont 1'habileté diplomatique consommée ne saurait manquer d'exercer une influence salutaire très-marquée sur la politique de Downing-street. Dans une chaleureuse protestation reproduite hier par 1'Indépendance beige, M. Bulwer, panégyriste de Canning, n'hésite point

') Etudes diplomatiques sur la question d'Orient (Protocole de SaintPétersbourg 4 Avril 1826, Traité de Londres 6 Juillet 1827. Première partie; Stuttgart 1870, p. 94).

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