Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

serait pour ses frais et le prestige de la royauté victorieuse s'en irait en fumée. Jusque dans ce Parlement introuvable de Berlin si souple et si servile, une réaction formidable s'opérerait immanquablement. Les esprits les plus antipathiques au radicalisme ou socialisme, les défenseurs les plus ardents, les soutiens les plus fermes do la royauté constitutionnelle en Allemagne et a 1'étranger, révoltés de cetto combinaison, dont la perfidie éhontée n'offrirait pas d'exemple dans 1'histoire universelle, et dégoütés a la vue d'une complicité ou connivence mal-dissimulée d'autres têtes couronnées, tourneraient nécessairement peu a peu au Républicanisme. — Que dire de la conduite des Cabinets soi-disant neutres, qui si empressés d'étouffer 1'étincelle qui mena9ait d'embrasser 1'Orient, et si habiles a garantir immédiatement les Turcs de toute atteinte, ne trouveraient d'autre issue ou solution de la guerre impie qui se fait sous leurs yeux, plus de 90 jours si mal ou maladroitement employés après la catastrophe de Sédan ? Que ne se rappelaient-ils le précédent de Neufchatel si honorable pour la mémoire du Roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, et cette généreuse renonciation d'un monarque pacifique et honnête homme a la souveraineté de ce canton? Mais dussions-nous par impossible et a notre confusion, voir le rêve des têtes brülées allemandes enfin réalisé, et 1'Alsace escamotée d'une manière ou d'autre, arrachée au patriotisme des citoyens fra^ais, nous n'hésitons pas a déclarer hautement, que cette acquisition payée si chèrement par le sang et par les larmes de deux peuples, n'approchera jamais de la gloire, de la gratitude et des bénédictions que la cession volontaire de Neufchatel a méritées au noble frère du Roi Guillaume. Le besoin de la paix en Prusse comme en France, a été exprimé énergiquement a la tribune du Reichstag, en dépit de toutes les clameurs par lesquelles on s'évertuait a imposer silence a la conscience de quelques hommes de coeur, non pas seulement par ceux que 1'on dénigre comme démocrates, mais par un digne et respectable vieillard, deux fois martyr de sa fidélité inébranlable aux principes, le professeur de Goettingue Henri Ewald, qui en vrai chrétien pratiquant les le9ons de 1'Evangile avant comme après 1866, a protesté contre la détes-

Sluiten