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son Chancelier, qui pout-être comme Wallenstein, aspire lui-même ii quelque souveraineté, aurait pris les plus larges proportions. — Nous ignorons co qu'il peut y avoir de fondé dans toutos ces nouvelles ou conjectures; mais en présence du serment prêté aux Luxembourgeois par le Grand-Duc, de maintenir 1'intégrité du territoire, apparemment les armes a la main, il est incontestable que ce Prince franc et loyal, raanquerait a 1'honneur et aux devoirs d'un monarque constitutionnel, en consentant a livrer sans défenso ii un conquérant dont ses fidèles sujets redoutent la domination, une population libre qui naguère donnait a son Lieutenant-Général, le Prince Henri des Pays-Bas, les preuves les plus touchantes et non équivoques de dévouement a la maison d'Orange. II nous répugne de croire un instant a pareille violation manifeste et flagrante de foi et de promesse dont le Prince Henri et la belle devise des Nassau garantissaient 1'accomplissement a Berlin ou a Versailles, sous le régime de la moustache, il est inutile d'invoquer la convention européenne de Londres, signée le 12 Mai 1867, de bonne ou de mauvaise grace — peu importe — par le plénipotentiaire prussien; les Traités y équivalent, ce semble, au billet de La Chatre. Mais si dans cette conjoncture grave, il nous était permis d'émettre une opinion sur ce qu'il conviendrait de faire pour conjurer 1'orage, nous dirions nettement, que tout en s'abstenant soigneusement d'une concession ou transaction irréfléchie quelconque, le Grand-Duc devrait se rendre sur le champ en personne parmi ses loyaux sujets, et entouré de leur amour et fort de son droit, appelant Dieu a témoin de la justice de sa cause, attendre avec eux a Luxembourg même, les suites plus ou moins probables des menaces de M. de Bismarck; protestant a la face de 1'Europe civilisée, et spécialement des deux Chambres du Parlement britannique, contre 1'infame attentat au Droit des Gens, dont il pourrait se voir victime; attentat qui; commis a 1'improviste et au mépris des assurances les plus pacifiques comme des actes les plus solennels, contre un parent et allié neutrê et inofïensif, constituerait un véritable et odieux brigandage, qui inaugurant bien mal a propos, un nouvel ordre de choses, couvrirait de déshonneur la Prusse et son vieux

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