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Continent, la Hollande se souvient avec fierté de 1'époquo glorieuse de cette communauté d'intérêts et d'entente cordiale. Elle se rappelle non sans quelque amertume,au prix de quels sacrifices le Stadhouder de la République devint le grand Libérateur de 1'Angleterre et comment 1'immortel Guillaume III jeta les fondements de la puissance britannique, basée sur les principes de la monarchie constitutionnelle. La Hollande n'a pas non plus oublié que les hommes d'état et les guerriers les plus illustres, les Marlborough et les Heinsius, les Walpole et les Slingelandt, soit dans la poursuite de la guerre, ou pour 1'action diplomatique et pour rétablir ou sauvegarder la paix générale, unis de coeur et d'ame, remportèrent des succès signalés et durables. Avant tout et en première ligne la Hollande tient a honneur d'avoir de concert avec la Grande-Bretagne, pris en main et soutenu constamment et par les plus nobles efforts, la cause sacrée des faibles et des opprimés par terre et par mer, en Europe. — Jamais 1'humanité souffrante n'invoqua en vain 1'appui et la protection des Puissances maritimes inséparables. En France et en Italië, en Allemagne et dans la Hongrie comme dans la question d'Orient, leur alliance indissoluble et intime brilla d'un vif éclat a plusieurs reprises, ou fit bénir leur nom par des minorités insurgées, couvertes de leur égide.

Ces temps sont loin de nous, il est vrai, et la Hollande ne compte plus a 1'égal des Provinces-Unies, au rang des Etats prépondérants de notre age. C'est a la Grande-Bretagne seule qu'est échu 1'héritage du Protectorat bienfaisant, pour lequel nos ancètres eux aussi ont prodigué jadis leur sang et leurs trésors. De nos jours 1'Angleterre seule est restée en lice, et són intervention puissante et généreuse préconisée par Lord Brougham, a valu au Parlement britannique le magnifique éloge d'ètre reconnu et honoré comme le tribunal suprème auquel toutes les nations opprimées de 1'univers avaient si souvent recouru sans implorer jamais en vain sa justice.

Et c'est pourtant dans ce refuge et sanctuaire même, qu'un Ministre de la Couronne, mr. Lowther, a osé déclarer non-obstant les protestations solennelles du Président Burgers et du conseilexécutif de la République Sud-Africaine contre 1'annexion et

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