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de guerre, même heureusement fcerminée qui ne fasse beaucoup plus de mal, que de bien a un Etat. On n'a qu'a considérer combiem elle ruine de families, eombien elle fait périr d'hommes, combien elle dérègle un Etat, eombien elle y renverse les Lois, eombien elle autorise la licence, combien il faudrait d'années pour réparer ce que deux ans de guerre eausent de maux, contraires a la bonne politique dans un Etat. Tout homme sensé et qui agirait sans passion, entreprendrait-il le procés le mieux fondé selon les Lois s'il était assuré que ce procés, même en le gagnant, ferait plus de mal que de bien a la nombreuse familie dont il est chargé?

XI.

Cette juste compensation des biens et des maux de la guerre déterminerait toujours un bon Roi a éviter la guerre, a cause de ses funestes suites: car, oü sont les biens qui puissent contrebalancer tant de ces maux inévitables, sans parler des périls, des mauvais succès? II ne peut y avoir qu'un seul cas oü la guerre malgré tous ces maux, devient nécessaire. C'est le cas oü 1'on ne pourrait 1'éviter, qu'en donnant trop de prise et d'avantage « un ennemi injuste, artificieux et trop puissant. Alors, en voulant par faiblesse éviter la guerre, on y tomberait encore plus dangereusement: on ferait une Paix, qui ne serait peis une Paix, et qui n'en aurait que 1'apparence trompeuse! Alors, il faut malgré soi faire vigoureusement la guerre, par le désir sincère d'une bonne et constante Paix. Mais ce cas unique est plus rare qu'on ne s'imagine: et souvent on le croit réel, qu'il est trés chimérique.— Les trois quarts des guerres ne s'engagent, que par hauteur, par finesse, par avidité, par précaution.

XII.

Qnand un Roi est juste, sincère, inviolablement fidéle a tous ses Alliés, et puissant dans son pays par un sage gouvernement, il a de quoi bien réprimer les voisins inquiets et injustes qui veulent 1'attaquer. II a 1'amour de ses peuples et la confiance de ses voisins. Tout le monde est intéressé & le soutenir. Si sa cause

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