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encore qu'aujourd'hui, amoindri le parlement et créé 1'instrument déflnitif d'une centralisation absolue.

L'opposition qui existe entre nos principes libéraux et la manière de voir de la majorité des conseils de la Confédération est trés netteinent apparue dans la manière dont 1'intervention du pouvoir public fédéral dans les questions économiques a été réglée pendant la dernière législature.

Voyez le domaine des transports par voies ferrées. La Confédération y avait le beau röle: elle contrölait, elle commandait et elle ne risquait pas un écu dans cette industrie qui travaille sur un capital de plus d'un milliard. Elle eüt pu le conserver, elle eüt pu renforcer son controle, imposer aux compagnies des conditions nouvelles, de fagon a satisfaire toujours mi«*nx aux besoins de la circulation. Elle eüt évité ainsi d'engager le crédit du pays, par une dette énorme, dans une industrie qui, quoi qu'on en dise, présente de gros risques. On a préféré le racliat et 1'exploitation par 1'Etat, avec tous ses dangers.

Dans le domaine de 1'assurance, même lutte entre les deux écoles. Xous avons en Suisse, dans la Suisse romande surtout, un ensemble admirable de sociétés d assurance et de secours mutuels. Sans doute, toutes ces organisations ne sont pas assises sur des bases scientifiquement impeccables et tout n'est pas pour le mieux dans leur administration. Mais leur existence seule prouve que le seus de ces groupements existe dans notre peuple, qu'ilcoinprend cette forme de la prévoyance et de 1'épargne et que pour le faire marcher en avant encore dans cette voie, il suffisait de 1'éclairer sur le danger que dans ce genre d'institutions présentent certains vices organiques, de corriger ces vices au inoyen d'un contröle officiel, d'encourager la formation de groupements nouveaux en leur donnant la protection et 1'aide financier de 1'Etat, par des subventions ou des prêts, dans la période surtout des débuts. On eüt stimulé ainsi dans nos populations 1'esprit d'invention et d'association; en provoquant la créatio'n de multiples caisses d'assurances privées, sur tous les points du territoire, on eüt créé autant de liens nouveaux entre les citoyens, liens d'une bonne et saine solidarité, issue de la volonté des citoyens. Au lieu de cela, on a préféré créer un vaste établissement officiel avec obligation pour chacun d'y entrer, eoüte que coüte. Et on a ainsi transformé en un devoir imposé ce qui devait rester 1'élan spontané de la vigilance individuelle. Je ne pense pas qu'on ait de la sorte accru la force morale de notre peuple ni ajouté a ses vertus, ce qui, en définitive, est toujours 1'essentiel.

Voyez la banque centrale. La constitution prévoit pour eet établissement utile, nécessaire, deux formes: ou bien la banque d'Etat ou bien la banque privée, administrée avec le concours et sous le controle de la Confédération. Après avoir d'abord répudié la première de ces formes comme dangereusc pour le crédit du pays et pour la sécurité de 1'établissement lui-même en cas de guerre, le Conseil fédéral a changé d'avis et a proposé une banque (VEtat auxChambres, qui 1'ont adoptée. Le referendum a été demandé

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