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informé des intentions de ceux, auec lesquels Monsieur d'Estrades aura a negotier. Je ne vous dis point, Monsieur, que je le serviray, par ce que je luy seray toujours fort inutile, n'ayant point de pouuoir du tout icy, mais estant entièrement persuadé, que je ne scaurois rendre un plus important seruice a ma patrie, qu'en trauaillant a luy conseruer 1'amitié de la France et la bienueillance, dont le Roy 1'honore, je tascheray de donner des preuues de zele que j'ay pour les interests de cette couronne, et de la profonde veneration, que j'ay pour la sacrée personne, et pour les incomparables qualités de Sa Majesté. Monsieur d'Estrades m'a fait connoistre, Monsieur, que vous auez cette bonne opinion de moy, et m'a tesmoigné vouloir prendre quelque confiance en ma conduite. Je vous en suis infinement obligé, mais aussy vous puis dire, Monsieur, que vous n'y serez point trompé, et que je respondray parfaitement au tesmoignage, qu'il vous a plu rendre a Sa Ma1' de mon affection pour le bien de son seruice. J'espère que Monsieur 1'ambassadeur aura 1'occasion de le pouuoir contirmer, s'il me fait 1'honneur de m'employer aux affaires, ou il me voudra faire agir. Je ne vous dis rien, Monsieur, des particularités de sa reception et de sa premiere audiance, par ce que je scay qu'il en escrit amplement a Sa Ma"'; et que d'aiUeurs toutes les ceremonies ayant esté concertées auec luy, il ne se peut qu'il n'en ait esté satisfait. Messieurs de Ripperda et de Merode, deux des plus qualifiés gentils hommes des deux premieres prouinces 1'ont esté receuoir au lieu ordinaire hors de la ville, et deux deputés des deux prouinces suivantes 1'ont conduit a 1'audiance et il a esté traitté par presents en son hostel, comme il 1'a desiré. S'il a eu quelque satisfaction a ce commencement, il n'en aura pas moins en toute la suitte de son ambassade; estant tres certain, que de la faQon que je voy qu'il s'y va prendre, il establira le nom du Roy en sorte, que jamais Roy de France n'a este aimé, respecté et reueré, comme Sa Ma"' le sera par eet Estat, ou elle n'aura pas moins de pouuoir, qu'auoit autrefois le

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