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de France, et encore d'un ambassadeur d'un Roy, commc celuy qui regne aujourdhuy.

Monsieur 1'Electeur de Brandebourg a escrit une lettre a Messieurs les Estats au sujet de la debte, pour la liquidation de laquelle ses deputés ont esté si longtemps en cette ville. Elle est fort estendiie, a la mode du païs, et parle fort contre la prouince d'Hollande, et indirectement, maïs auec beaucoup d'aigreur, et de mauuaise grace, contre Monsieur de Wit. Elle fut presentée sabmedy dernier, et je ne pense pas que 1'on ait encore resolu d'y faire response. J'ay veu une chose, dont j'ay esté fort surpris, en ce qu'il dit, qu'il a des preuues tres certaines des mauuais offices que les ministres de eet Estat luy ont rendus, aupres du Roy: comme si apres ce qu'il a fait, tant a Berlin auec Monsieur de Lessins, comme aussy en Pologne, directement contre les intentions de Sa Maté, jl estoit besoin de faire de grands efforts, pour le mettre mal aupres d'elle. L'on escrit de Hambourg que Son Altesse Electorale a enuoyé ordre au Baron de Blomendal, qui est de sa part a Ratisbonne de 1'aller trouuer, afin de prendre ses instructions pour 1'ambassade extraordinaire de France.

La semaine passée l'on m'enuoya, dans un paquet cachetté, un petit liuret, que le comte de Stirum a fait imprimer contre le factum que Monsieur 1'Euecque de Munster a publié au sujet de la terre de Borkelo. Je ne vous 1'ay pas voulu enuoyer, Monsieur, par ce que c'est une pièce si mal bastie, qu'elle ne merite pas d'estre veüe.

Les Estats de Groningue ont demandé encore deux cornettes de Cauallerie a Messieurs les Estats Generaux, pour se fortifier contre la populace, qui agit encore pour le Sr. Schulenbourg. On les leur accorda sabmedy dernier. II est a craindre, qu'il n'arriue quelque desordre en Zeelande. Car outre qu'il n'y a presque plus d'apparence que l'on puisse faire ratifier 1'accord qui auoit esté fait entre les deux prouinces, a cause des difficultés que l'on a faites au sujet

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