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a cette occasion, en 1745, une lettre restée célébre, (lont s'inspira certainement la Constituante, lorsqu'elle créa la tentative de conciliation. Di'ja, auparavant, plusieurs grands seigneurs s'étaient épris de cette institution et 1'avaient introduite sur leurs terres. (1)

L'Assemblée constituante fonda de telles espérances sur cette institution qu'elle en exagéra 1'application et en compromit par cela même le succes: toutes les affaires furent soumises au préliminaire de conciliation, même les contestations entre personnes incapables de transiger ou portant sur des objets non susceptibles de transaction. Or, la conciliation, ayant pour objet d'arriver k une transaction, devait nécessairement échouer dans ces circonstances. La loi des 16—24 aoüt 1790 (tit. X) ne dispensait de la conciliation que les affaires, intéressant la nation, le connnerce, 1'ordre public. L'entrée du tribunal dc conciliation fut interdite par la loi du 2 7 mars 1791 aux gens de loi considérés comme agents de discorde. Mais les plaideurs, abandon nés a eux-mêmes hésitèrent a se taire des concessions. Certains juges de paix, peu expérimentés ou incapables, essayèrent de recourir a la force morale pour contraindre les parties a s'arranger alors qu'elles ne le voulaient pas. Les abus des juges de paix furent tels, que le ministre de la justice dut intervenir par une

(1) G'est ce que fit, notamment, le duc de Rohan-Chabot sur les terres de Bretagne.

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