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Le graveur hollandais peut avoir eu des relations quelconques avee son collègue allemand.

Ce n'est pas tont. On a publié en 1800 ii Augsbourg, sous le titre de Frmtula, eu vue de 1'enseignement, un recueil de proverbes latins, réunis par le docteur Sepp. L'épigramme de Cordus s'y trouve, saus que 1'auteur eii indique la provenance, raais, sous le titre de: Alter Rheimspruch, il y joint les vers suivants:

Der Doktor ist ein weiser Rat,

Derselbe drei Gesiehter bat:

Das eines Engels: Patiënt Ersehnt, dass er die Krankheit wend';

Hilft er den Kranken aus der Not,

Yerehrt man ihn wie einen Gott;

Kommt er um den verdienten Lolin,

Hült man ihn fur den Teufel schon.

Au premier abord, 011 dirait que c'est traduit de Cordus; mais le contraire peut être vrai. Ce que le docteur Sepp nous donne ici 11'est pas 1'original; il a modernisé, en vue des écoles, une pièce composée en trés vieux allemand, et il est fort possible que Cordus 1'ait connue et qu'il 1'ait imitée dans son épigramme. Je n'ai pas pu m'informer auprès de M. Sepp de la source oü il avait trouvé ces vers, car il est mort il y a quelques années.

Dans Grimmelshausen, Simplicmimtis, (environ 1640) j'ai rencontré quelque chose du même genre en ces termes: Weiss aber der HenDoctor nicht dass ein Arzt dreierlei Antlitz bat; das erste eines Engels wann ihn der Kranke ansichtig wird, das andre eines Gott es, wann er hilfft, das dritte eines Teufels, wann man gesund wird und ihn abschafft?

Des détails la-dessus me sont restés inconnus.

Je ne puis pas non plus indiquer 1'origine des lignes suivantes: Die Doktorens haben drei Angesicht: eines Engels, wenn sie gerufen werden; eines Gottes, wenn sie einen Kranken gesund machen; eines Teufels, wenn sie Zahlung fordern. On les trouve, sans état civil, dans Teutsche nationale Mug ausgesprochene Weisheit, durch J. W. Zinkgref (Frankfort und Leipzig 1002).

Ce qui me semble peu vraisemblable, c'est que Cordus ait eu connaissance d'une traduction libre, probablement beaucoup plus jeune, en francais, reproduite par le docteur Edmond Dupouy dans son joli livre, intitulé Médecine et Mwnrs de l'ancienne Rome d'après les j oètes latins (Paris 1891). La voici:

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