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Tout dcrnièrement pourtant un sagaee professeur d'anthropologie, il s'agit si je 11e 1110 trompe d'une université de la Corée, s'est demandé s il 11e tallait pas chereher la cause du phénomène en <piestion chez les médeeins, plutót que chez ceux qui ont eu reeours a eux. II pose coimne probable que le malade n'hésiterait pas a donner des preuves de sa gratitude, si 1'occasion s'en présentait au moment oü il éprouve ce sentiment a son plus haut degré, c'est-ïi- dire imniédiatement après son retour ïi la santé. La lenteur des médecins était donc d'après lui la coupable, et pour appuyer sa théorie, il en appelait a 1 histoire. II rappelait que les prêtres d'Esculape se faisaient donner pour leur dien, c'est-ii-dire pour eux-mêmes, un présent par leurs malades des après la guérison, et n'avaient ainsi plus a se mettre en garde chez ceux-ei contre un manque de mémoire, qui, sans doute, a aussi existé dans l'antiquité, au moins a 1'état sporadique.

On voit qu'en Allemagne, en Angleterre et en France, tout aussi bien que dans les Pays-Bas, et même en Asie, on s'est préoccupé des rapports entre médecins et malades, et cela d'une fa^on remarquablement unanime. Mais ce qui est particulier ii mon pays, sans que je sache pourquoi, c'est que la gravure et la peinture y ont été mises a contribution dans cette affaire.

On ne saurait admettre que seule leur pitié pour les pauvres médecins ait mis nos artistes en mouvement. Ailleurs et longtemps avant Goltzius et les autres, on a parlé de la chose. II en était donc alors comme a 1'époque de Goltzius, et coiume il en est maintenant. C'est donc, semble-t-il, un apanage de notre vocation, et il serait oiseux de s'en plaindre.

Ce qu'il y aurait de mieux a faire peut-être, serait de suivre les conseils empreints d'idéalisme des deux poètes, hollandais et francais, que j'ai cités. Malheureusement maint docteur n'est pas en position de le faire et se trouve dans la nécessité de chercher une solution moins platonique.

C'est ce que Hippocrate a déja compris il y a environ vingt quatre siècles.

Lorsqu'il s'occupait de la déontologie médicale, dans son livre excellent intitulé Préceptes, il nous a parlé du salaire et nous a donné des lecons qui n'ont encore rien perdu de leur valeur en nos jours.

»Yoici — dit-il — encore un point que j'engage a considérer: Si vous commencez par vous occuper de vos honoraires (cela n'est pas sans intérêt pour le résultat final), vous susciterez chez le malade

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