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eette ponsée que, n'ayant pas de convention, vous partirez et le quitterez, ou que vous le négligerez et ue prescirez rien pour le moment présent. Vous ne vous occuperez donc pas (le ti\ei lc salaire; car nous pensons que ce souci est nuisible au patiënt, suitout dans une maladie aiguë. La vitesse du mal, ne donnant pas d'occasion pour une reprise, exeite le médecin honorable non ii chercher ce qui est utile, mais ii s'attacher ïi ce qui est glorieux; mieux vaut faire des reproches a des gens qu'on a sauvés que d'écorcher des gens qui sont en danger.»

Et il continue un peu après »Quant au salaire, on n'y songera qu'avec le désir qui va ïi la recherche de 1'instruction. Je reconimande de ne pas pousser trop loin 1 aprete, et d avoir egard a la fortune et aux ressources; parfois même vous donnerez des soins gratuits, rappelant ou le souvenir passé d'une obligation ou le motil uctuel de la réputation. S'il y a lieu de secourir un homme étranger et pauvre, c'est surtout le cas d'intervenir; car la oü est 1'aiuour des hommes est aussi 1'amour de 1'art. Quelques malades, sentant que leur mal est loin d être sans danger et se Kant en 1 hunianité du médecin, recouvrent la santé. II est bien de présider a la maladie pour la guérir, ïi la santé pour la conserver, a la santé aussi pour y mettre la bonne grace.« ')

Uii conseil plus pratique, nioins indulgent, nous est donne par l'auteur du Flos Medicinae Scholae Salerni il y a dix siècles. Dans La dernière partie de sou poème, ou il traite de 1 art medical, il voue tout un chapitre »Ad praecavendam aegrorum ingratitudiueni , a ce sujet.2) Le voici:

Non didici gratis, nee rausa sagax Hippocratis

Aegris in stratis serviet absque datis.

Curo locus est morbis medico promittitur orbis

Mox fugit a mente medicus morbo recedente.

Instanter quaerat nummos, vel pignus liabere;

Fidus nam antiquum conservat pignus amicum,

Nam si post quaeris, querens inimicus haberis.

Dum dolet infirinus medicus sit pignore firmus;

Aegro liberato dolet de pignore dato;

Ergo petas precium, pacienti dum dolor instat;

N am dum morbus abest, dare cessat, lis quoque restat;

1) (Etteres comjilè/es d'Hippocrate, traihtc/ion nouvelle, /iar E. Littrr Pari», 1861 Tomé IX, j). 255 et p. 259.

2) Salvatore De Kenzi, Collectio Salernifana. Naples 1859. Toiue N, p. 102, 103.

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