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bibliothèque, et qu'on pourrait donner en communication, ou bien si une centaine d'universités consentaient k une contribution de 150 francs par an par exemple, on pourrait faire une reproduction a utotypiqué dont chaque bibliothèque recevrait comme sociétaire un exemplaire.

J'ai devant moi toute une série de réponses de plusieurs de mes honorés collègues, et le moment me parait arrivé d ouvrir en Europe la discussion sur cette nouvelle manière de faire servir aux savants ce que nos dépots possèdent de plus précieux, et que ni moi, ni aucun collègue, si libéral füt-il sous ce rapport, n ose-

rions faire sortir.

II semble que la bibliothèque de Leyde, k cause de mes principes énoncés et par ses trésors ainsi que par sa position géographique, est le centre désigné pour cette Association internationale. J'ai 1'honneur d'inviter mes collègues de France a un gracieux et vaillani concours. Mais il faudra s'entendre, et avant que je n expédie une masse de circulaires, j'aimerais k lire des pour et des contre dans cette Revue, invitant les savants francais et surtout mes collègues k une discussion, qui ne tardera pas k nous révéler bien plus de difficultés que je n'en connais pour le moment.

Étant d'accord sur 1'utilité de préserver par la reproduction photographique les codices mentionnés, que faut-il faire? Un exemplaire ou deux suffisent-ils, ou serait-il mieux d'en faire une centaine ou plus pour en offrir un exemplaire autotypique k chaque bibliothèque membre? Ces photographies seront inaltérables en effet, mais le papier photographique durera-t-il? L'expérience ne peut répondre encore, et il faut que ces dépenses considérables soient faites pour une éternité restreinte, si vous voulez, mais en tout cas pour un siècle ou deux.

Supposons que 1'on réussisse k nous convaincre de la durée probable de nos meilleurs procédés, la science a-t-elle besoin de posséder dans chaque centre universitaire un exemplaire du meilleur manuscrit de Démosthène ou de Platon, de Tite-Live ou de César? J'en passé des meilleurs. Pour les études de paléographie, nous en convenons, il est plus agréable et plus utile d'avoir un manuscrit complet reproduit qu'une seule page, comme la P a 1 e ographical Society, les publications ie M. Omont pour les

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