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apprendre par les praefationes des dites éditions critiques, quelle est la valeur relative de chacun des libri mss. ayant scrvi k la constitution du texte; k quoi servent alors ces reproductions photographiques si coüteuses? Passé encore pour les amateurs de curiosa et les bibliophiles, mais est-ce que la science en profite? Et pour 1'enseignement de la paléographie k nos universités, les photographies de la Palaeographical Society de Londres, de Chatelain et Zangemeister, suffisent sans doute. Ceux qui parient ainsi oublient que, „le mieux est I'ennemi du bien." Un bon apparatus criticus est quelque chose d'excellent et pour lequel on a parfaitement raison d'être reconnaissant k celui qui 1'a composé. mais mieux vaut encore avoir devant soi les manuscrits mêmes. Tandis que dans celui-lk, le lecteur doit chaque fois et non sans effort, d'après des données éparses se figurer la lecture du codex; dans ceux-ci, il trouve de suite ce qu'il cherche, dans les caractères mêmes de celui qui a écrit le codex et cela avec ces nombreux petits détails, si importants, pour la juste critique du témoignage manuscrit et que la description la plus minutieuse ne peut jamais faire sentir si bien que ne le fait 1'autopsie. Ajoutons que la critique conjecturale ne donne nulle part des résultats meilleurs et plus fertiles que si elle est soulevée k la lecture des textes dans les codices mêmes. C'est pourquoi il faut applaudir k tout projet, qui par une fidéle reproduction — voir en cas d'aggrandissements photographiques, par 1'amélioration — de nos sujets d'observation, augmente considérablement 1'occasion d une étude critique et indépendante des vieux textes.

Quant aux codices, qui doivent d'abord être pris en considération, je dirais: qu'on choisisse tout d'abord ceux qui, ou bien forment 1'unique base diplomatique pour les textes en question, ou qui présentent un intérêt prédominant pour la fixation de ces textes, soit comme les uniques, soit comme les meilleurs réprésentants d'une classe, reconnue comme étant une source indépendante Seul les palimpsestes pourraient être convenablement laissés de cóté, car ici le but auquel vise la reproduction est mieux atteint par des apographes, tels ceux que feu 1'éminent Studemund a faits pour Gajus et Plautus d'après les palimpsestes de Verone et de Milan. Outre le célèbre codex des Pandectes

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