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Criminalité et conditions économiques

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Le chapitre suivant est intitulé: „Benessere e criminalita".

A 1'assertion non-prouvée des socialistes que les mauvaises conditions économiques sont la cause principale sinon unique du crime, 1'auteur opposera des faits pour prouver que leur thèse est en grande partie inexacte. Dans ce but il divise les crimes en trois groupes : i° crimes contre la propriété, 2° crimes contre la personne ou délits de sang et 3° crimes contre les moeurs. En dehors de ces trois catégories il y a encore beaucoup de crimes qui n'ont, ni directement ni indirectement, aucun rapport avec les mauvaises conditions économiques; p. e. les crimes contre 1'honneur, injures ou abus de pouvoir. —

D'abord donc les crimes contre la propriété. L'auteur reconnait que la ■ plupart de ces crimes trouvent leur cause dans les mauvaises conditions économiques. Mais on exagère, dit-il, en disant que tous ces crimes en résultent. Ou'on ne pense qu' aux crimes contre la propriété par vengeance. Cependant dans une société communiste il faut aussi qu'il y ait des cas de vol, sans compter encore les cas de kleptomanie et d'aliénation. Car les articles de consommation rostent la propriété privée. Et pourquoi 11e volerait-t-on pas son concitoyen par jalousie ? Ou n'est-il pas probable que quelqu'un préfère prendre a son voisin un objet dont il a besoin que de faire une course de quelques kilomètres, afin de le chercher dans le magasin central? Mais admettons que les mauvaises conditions économiques de 1'époque soient causes des crimes contre la propriété, il reste a trouver les causes des crimes des autres groupes. Tout en reconnaissant que les conditions économiques occupent une place dans 1'étiologie de ces derniers crimes comme p.e. assassinat par cupidité, l'auteur ne croit pas, qu'on puisse en faire la règle générale. Quand les socialistes objectent que 1'homme futur sera moralement amélioré, le prof. Eerri est d'opinion qu'en ce moment-ci nous n'avons affaire qu'aux hommes d'aujourd'hui et non pas aux hommes futurs.

„L'étude de la criminalité en France durant les années 1825/80" a fait voir un accroissement extraordinaire de crimes contre la personne et contre les mceurs pendant les années 1848/52. Un examen minutieux a démontré a l'auteur qu'il était dii a la grande augmentation de la consommation de viande et de vin, tous les deux en ces temps trés bon marché, et aussi a la hausse des salaires. Le résultat de 1'amélioration des conditions économiques fut donc une augmentation des crimes nommés.

Le prof. Ferri en trouve une autre preuve dans le tableau suivant: