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Criminalité et conditions économiques

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la force et la beauté, mais 1'argent et les préjugés de classe arrêtent le choix); et le systhne économiqne (qui, par 1'accumulation de capitaux entre les mains de quelques-uns, force les travailleurs a mener unc existence qui les épuise, et est cause que les classes mal nourries forment la majorité numérique). Voila pourquoi les résultats de la lutte pour la vie sont pour 1'homnie si différents de ceux du combat dans la nature.

Le prof. Ferri fait les objections suivantes contre ce qui a été dit plus haut: En traitant des questions comme celle-ci, il ne faut pas embrouiller deux théories, celle de Spencer et celle de Darwin. Car celle-ci se rattache a celle-la, comme la partie au tout. Le Darwinisme se personnifie dans la loi de la sélection naturelle, tandis que la théorie de Spencer est celle de 1'évolution, une loi qui régit non seulement le monde animal et humain, mais aussi le monde connaissable tout entier.

Après cette observation introductive il attaque les thèses que Labusquière et Loria ont développées. La grande erreur commise par Labusquière et par la plupart des socialistes, c'est le manque de la notion de la continuité et de la naturalité des phénomènes sociaux. II résulte en pareils cas une division erronnée entre sociétés d'hommes et d'animaux; de la qu'ils ne voient pas que ce combat, constaté toujours chez les animaux comme chez les hommes, est une loi naturelle. Et puis, Labusquière et les siens n'oublient que trop que les sociologues expliquent bien ce combat, mais que cela ne veut pas dire qu'ils le justifient. En tout cas 1'assertion des socialistes qu'il serait possible de faire cesser ce combat des main tenant, c. a d. dans un trés bref délai, est fausse. Ouant a la question de savoir s'il cessera jamais, elle sera examinée après.

D'abord le prof. Ferri avertit qu'on ne doit pas confondre le principe d'une loi naturelle avec ses manifestations. Dans le cas dont il s' agit cela veut dire qu'en reconnaissant que la lutte pour la vie est une loi qui régit le règne animal et les hommes, il faudrait accepter aussi que les fortnes de ce combat ont été et resteront les mêmes. L'auteur croit p. e. qu'il serait désirable d'atténuer le combat économique actuel entre les hommes et de le porter a un niveau plus élevé, sans être pour cela adhérent de la maxime de: „chacun d'après ses besoins", dont 1'application perdrait entièrement le genre humain.

En critiquant la loi de la lutte pour la vie on oublie trés souvent qu'elle n'est pas la seule, qu'a cöté d'elle il y en a une autre, qui nivelle a la longue toutes les inégalités produites par cette lutte. On voit ainsi que des individus, des families, des races s'élèvent au-dessus du niveau, atteignent le maximum de pouvoirs, de richesse, d'intelligcnce, pour retomber après au-dessous du niveau.

On ne peut pas admettre que ce combat pour la vie, qui est un principe même de 1'existence et la cause de 1'évolution animale et humaine, disparaisse un jour paree que des hommes, animés d'idées humanitaires, le désirent ardemment. L'opinion que dans le cours des temps ce combat s'est fait, et se fera de moins en moins violemment et brutalement, est scientifiquement plus juste et aussi humanitaire. II se peut qu'il y ait, après des siècles et des siècles, un jour oü chaque individu