is toegevoegd aan uw favorieten.

Criminalité et conditions économiques

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Plusieurs auteurs, comme Garofalo p. e., sont d'opinion qu il y a unc liaison intime entre les deux. Mais ils ne fournissent point dc faits comme preuves a 1'appui de leur assertion, qui est au contraire démentie par les faits.

Les pays oti le socialisme s'est le plus répandu ne présentent pas les chiffres les plus élevés de criminalité; c'est plutót le contraire. Les régions allemandes ou italiennes qui comptent le plus grand nombre d'adhérents au socialisme ne sont pas non plus les plus criminelles: Comment pourrait-il en être autrement? Tandisque le socialisme est la réaction cotisciente et collective a 1'ordre des choses existant, le crime est la réaction inconsciente et individuelle de eet ordre. „II socialismo non generatore di delitti; ma è il piü grande reatopolitico dell' epoca moderna. L'avvenire ci dira se alle condamne seguira 1'apoteosi. ')

Ensuite le Dr. Colajanni fixe 1'attention sur Voisiveté et le vagabondage, qui, tous les deux, sont causes de crime: sur 32.943 vols a Paris en 1882, 57°/o qu' étaient commis par des vagabonds.

Mais 1'oisiveté et le vagabondage, considérés en eux-mêmes sont-

ils aussi des délits?

L'homme est nuisible a son espèce, dit Féré, quand il 11e collabore pas, soit matériellement, soit intellectuellement, a la production. D après le Dr. Colajanni 1'oisiveté et le vagabondage, observés a un tel point de vue social trés élevé, sont en effet des délits. Mais alors tous les riches fainéants sont aussi coupables de ces délits. Enfin quelles sont les causes de ces crimes? Spencer, Féré et Serge disent: les vagabonds sont les faibles, les dégénérés, les parasites de la société. La question est donc celle-ci: ces phénomènes trouvent-ils leur origine dans 011 hors de 1'organisme humain ? Romagnosi dit que le vagabondage et la fainéantise ne doivent être punissables que quand ils ne sont pas excusables. 1 our les rendre inexcusables il faudrait procurer du travail a tout hornme dc bonne volonté. Spencer, Serge et Garofalo par contre sont d opinion que ces crimes sont presque toujours imputables aux personnes mêmes. Cependant Spencer n'aurait pas dü oublier que dans son propre pays, en dehors des crises industrielies, des événements considérables ont forcé un grand nombre de personnes a devenir fainéants et vagabonds en dehors de leur faute, comme p. e. les nombreux fermiers irlandais et écossais, expulsés de leurs terres par le „Land-Lord.

Et Garofalo aurait dü savoir que c'est bien le capitalisme qui est cause du travail des femmes et des enfants, qui rend superflu celui des hommes, et que cette cause ne réside donc pas dans ceux qui en éprouvent le domnuige; en outre, que la cause de crises économiques n est pas dans leurs victimes, mais dans le système en vigueur.

Un examen des causes de ces deux phénomènes oblige a distinguer le vagabondage habituel et le vagabondage accidentel, forcé. Cependant — et c'est ce qu'011 n'oublie que trop souvent — celui-ci se transforme a la longue en celui-la, car le goüt du travail est, tout comme la moralite, un produit social acquis. C'est pourquoi cette qualité se perd quand on est longtemps sans travail.

i) p. 478.