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Criminalité et conditions économiques

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1'argent peut s'amonceler a 1'infini. Plus la somme d'argent que quelqu'un place comme capital est grande, plus eet argent en produit. Cependant le revers de la médaille est moins beau. A cöté de la possibilité d'accumuler des trésors il y a celle de devenir pauvre. Cette qualité ressort faiblement au début du capitalisme, alors la pauvreté n'est pas encore un phénomène général, mais elle augmente de plus en plus, de sorte qu'a présent nous vivons dans une société dans laquelle la plus grande partie de la population est pauvre.

Au moyen-age les métiers se développèrent en Europe; la division du travail augmenta, les outils se perfectionnèrent, le commerce se développa, surtout par suite de 1'amélioration des moyens de communication. On découvrit la route maritime des Indes, et 1'Amérique. D'énormes richesses, acquises au moyen du commerce et du pillage, affluèrent en Europe.

Par la découverte de ces pays les débouchés se multiplièrent également. Cependant les métiers n'étant pas a meme de fournir la grande masse de marchandises exigées, les commercants résolurent d'entreprendre eux-mêmes la production en gros d'articles destinés exclusivement a la vente.

L'argent ne faisait pas défaut pour se procurer les matières premières et les outils, pour fonder des ateliers et pour acheter des forces de travail. La seule difficulté a surmonter était comment se procurer ces dernières. En Europe plus moyen de trouver des esclaves, et 1'ouvrier qui dispose lui-même de moyens de production ne vend pas sa force de travail. Les capitalistes pour atteindre leur but, durent chercher des gens qui, ne possédant nul moyen de production, étaient obligés de vendre leur énergie productive s'ils ne voulaient pas mourir de faim.

Pour quelques raisons les besoins des capitalistes purent être satisfaits. Gr&ce au développement du marché dans les villes, les demandes en vivres, en matières premières, telles que bois, laine, etc. augmentèrent, et la production agricole se développa pour la vente, de sorte que les paysans commencèrent a posséder de l'argent. Cette dernière circonstance agrava leur position vis-a-vis du seigneur. Tant que la redevance se faisait en nature le seigneur n'exigeait que ce qu'il pouvait consommer, mais du jour oü la redevance se fit en espèce le maitre pressura d'avantage le paysan, attendu que l'argent peut toujours s'employer et qu'on n'en a jamais assez. De la une exploitation si forte, que bien des paysans quittèrent la campagne pour se réfugier dans les villes.

La seconde raison pour laquelle on put disposer d'un grand nombre d'ouvriers, c'est que les seigneurs eux-mêmes commencèrent a produire pour le marché des villes, surtout pour la laine et le bois.

Ce travail occupait beaucoup moins de gens que 1'agriculture, mais exigeait plus de terre, de sorte que bien des paysans furent chassés de leurs fermes et, comme les autres, vinrent augmenter la population des villes.

Ainsi la production en masse ne forma plus d'obstacle, et dès lors on acheta les matières premières, on fonda les ateliers et 1'on se procura la force de travail des prolétaires. La force de travail humaine est donc devenue marchandise, et répond entièrement a ce but: i°. elle n'a aucune valeur d'usage pour son possesseur qui ne dispose d'autres moyens de production; par contre elle a dc la valeur d'usage pour celui qui possède ces moyens; 2°. le possesseur de la force de travail en a la libre disposition.