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Criminalité et conditions économiques

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la femme Les autres travaux, les plus importants, incombent a 1'homme, de la sa prépondérance encore persistante.

La position de la femme mariée s'est tant soit peu améliorée quand on la compare a celle de ses semblables du commencement de la civilisation, néanmoins une étude des codes civils existants (surtout du code civil francais et de ceux auxquels il a servi de modèle) démontre que la femme mariée est en général encore dans un état de grande dépendance. La femme doit obéissance a son mari et doit le suivre partout oü il le voudra; sauf les exceptions stipulées dans les contrats de mariage le mari a la gérance de la fortune de la femme et les revenus de celles-ci lui appartiennent; c'est 1'homme qui exerce le pouvoir paternel; la femme ne peut comparaïtre en droit sans 1'assistance de son mari; etc. etc.

La dififérence entre la situation de la femme mariée d'a présent et celle d'autrefois, quand naquit la monogamie, consiste principalement en ceci: il faut le consentement des deux partis pour conclure le mariage; le mari ne peut plus répudier sa femme, mais peut seulement faire dissoudre 1'union pour des raisons importantes (adultère, sévices etc.) et la femme aussi peut, pour les mêmes mot^, obtenir la séparation ou le divorce.

Ici s'impose la question: pourquoi le mariage ne peut-il pas être dissout aussitöt que, pour une raison ou une autre, ne comptant pas devant la loi, la vie commune devient intolérable a 1'un des partis quand 1'autre ne veut être consentant ?')

La réponse doit être la suivante. Par la position prépondérante de 1'homme dans la vie économique, il est clair que la femme a son bon plaisir ne saurait délier les liens du mariage, hormis les cas prévus par la loi, attendu que 1'homme ne saurait permettre une aussi grave atteinte a son autorité. A ce point de vue la monogamie et les anciennes formes du mariage se ressemblent car la femme n'a jamais pu obtenir le divorce a son bon plaisir, excepté chez les agriculteurs inférieurs, oü par 1'importance de sa position dans la vie économique, elle usait des mêmes droits que 1'homme.

L'organisation actuelle de la societé empêche 1'homme, de son cóté, de divorCer autrement que dans certains cas prévus par la loi, car s'il était possible au mari de rompre le mariage a son bon plaisir, la société actuelle n'aurait plus la solidité et la stabilité nécessaires; le mariage serait une entreprise trés hasardeuse pour la femme puisque, par la nature de ses occupations, elle n'est généralement pas en mesure de pourvoir seule a ses besoins; 1'entretien et 1'éducation des enfants par les parents seraient aussi moins garantis. Mais ce n'est pas tout encore. Comme nous 1'avons vu la monogamie s'est créée aussitót que la propriété privée devint générale. Réciproquement, la monogamie est une des causes qui entretient et augmente 1'esprit de la propriété dans les

1) Comme on le sait le divorce est impossible dans quelques pavs qui subissent 1'infliience de 1'église catholique. II va sans dire que 1'église défend 1'indissolubilité du mariage, sans cela elle perdrait encore un de ses movens d'influence dont elle a tant besoin pour le maintien de sa position de plus en plus menacée. Néanmoins. elle n'a pas conservé injtégralement son dogme de 1'indissolubilité du mariage: partout la séparation de corps et de biens est possible.