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Criminalité et conditions économiques

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différentes. S'il y a des enfants qui exigent peu de soins pour s'adapter plus tard aux exigences de la société, d'autres, qui forment la grande majorité, en demandent plus et enfin une seconde minorité qui pour devenir des hommes assez utiles demande des soins minutieux et continuels. 1'armi ces derniers il faut ranger aussi les enfants victimes de 1'hérédité. Ont-ils des parents sans grandes qualités pédagogiques, ce qui est souvent le cas pour ces psychopathes, les résultats seront encore plus mauvais.

Outre les qualités innées, il faut que celui qui agit en éducateur ait recu 1'enseignement nécessaire. L'éducateur sans notions de psychologie, de pédagogie etc., se trompera souvent, même s'il a toutes les qualités innées qui sont requises (p. e. la spécialisation si nécessaire dans 1'éducation, vu la difference de dispositions chez les enfants) et fera dévier le caractère des enfants.

L'instituteur doit apprendre son métier, s'il en est ainsi, pourquoi l'éducateur chargé du moral de 1'enfant n'aurait-il-pas besoin d'apprentissage ? (1'école actuelle ne sert-elle pas surtout a développer les qualités intellectuelles) 1'éducation morale n'étant pas une tache moins difficile que 1'éducation intellectuelle. Pourtant il est incontestable, que de nos jours dans toutes les classes de la société 1'éducation morale est en général exercée en dilettante, comme autrefois c'était aussi le cas pour 1'éducation intellectuelle !).

Enfin il reste encore a nommer comme condition que l'éducateur doit pouvoir disposer du temps nécessaire s il veut remplir sa tache, sans cela le plus capable même ne pourra jamais obtenir de bons résultats.

Après eet examen des principales conditions qu'on peut formuler en général, prenons encore la peine d'examiner en peu de mots 1'éducation telle qu'elle se pratique dans les différentes classes.

Commencons par la bourgeoisie.

Comme il a été déja remarqué, les enfants y sont souvent gatés par le grand luxe qui les entoure, et puis par le fait que leurs qualités intellectuelles sont en général développées au détriment des qualités morales. Mes remarques concernant les capacités, le caractère etc. s'appliquent a toutes les classes, par conséquent aussi a la bourgeoisie. Inutile donc d'en parler plus amplement. Seulement il faudra observer que, en ce qui concerne les connaissances positives de la pédagogie, la bourgeoisie dépasse de beaucoup le prolétariat, de la il résulte entre autre que 1'éducation est bien meilleure chez celle-la que chez celui-ci. Le caractère

1) Voir p. e. J. Stern «Thesen über den Sozialismus" p. 24 et C. Zetkin, o. c.

p. 30 sqq. ,,

Un exposé de toutes les erreurs commises dans le systeme pedagogique depasserait naturellement le cadre de ce travail. Je veux seulement fixer 1'attention sur 1 habitude de battre les enfants, habitude assez générale dans le prolétariat, et pas encore tout a fait abandonnée par la bourgeoisie. II est évident qu'on ne pourra jamais développer les sentiments moraux d'un enfant en le battant. Au contraire on éveille alors des sentiments de haine et d'irritation. (Voir plus haut oü j'ai fait ressortir que chez les peu pies primitifs les enfants n'étaient pas frappés e. a. afin de ne pas gater leur caractère). Voir 1'éminente critique sur cette manière d'élever les enfants dans E. Key «Das Jahrhundert des Kindes", p. 135 sqq; voir aussi L. Ferriani «EntarteteMütter p. 148—150.