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Criminalité et conditions économiques

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leur prochain et qui les a également frappés, et surtout leurs intéréts économiques ne sont pas contraires. Le chómage forcé — a présent chronique, et, dans les temps de crise, acute — modifie parfois cette condition: elle fait des concurrents des ouvriers, qui s'arrachent le pain les uns aux autres. !)

Le prolétaire n'est jamais sür de son existence: comme une véritable épée de Damoclès, la désoccupation le menace a chaque moment. A ce sujet F. Engels dit: „Aber noch viel demoralisirender als die Armuth wirkt auf die englischen 2) Arbeiter die Unsicherheit der Lebensstellung, die Nothwendigkeit, vom Lohn aus der Hand in den Mund zu leben, kurz das, was sie zu Proletariern macht. Unsre kleinen Bauern in Deutschland sind groszentheils auch arm, und leiden oft Mangel, aber sie sind weniger abhangig vom Zufall, sie haben wenigstens etwas Festes. Aber der Proletarier, der gar nichts hat, als seine beiden Hande, der heute verzehrt, was er gestern verdiente, der von allen möglichen Zufallen abhangt, der nicht die geringste Garantie fiir seine Fahigkeit besitzt, sich die nöthigsten Lebensbedürfnisse zu erwerben, — jede Krisis, jede Laune seines Meisters kann ihn brotlos machen — der Proletarier ist in die empörendste, unmenschlichste Lage versetzt, die ein Mensch sich denken kann." 8)

Cette incertitude d'existence est une des raisons qui expliquent pourquoi, en des temps relativement prospères, l'ouvrier dépense souvent son salaire aussitót qu'il 1'a touché, car il sait que ses écononiies sont tellement minimes, qu'il ne pourra jamais être préservé de la misère en cas de chómage.

Enfin, il faudra encore parler de 1'ignorance, du manque de culture du prolétariat, comme facteur de la criminalité.

Comme on le sait, cette question d'instruction est une de celles qui sont le plus discutées dans la sociologie criminelle. Certains auteurs ont prédi que chaque nouvelle école rendrait une prison superflue, d'un autre cóté on a prétendu que 1'ignorance et le manque de civilisation n'ont rien a voir a 1'étiologie du crime, qu'au contraire le savoir et la civilisation sont même des facteurs du crime. Ouoiqu'on n'émette presque plus ces opinions extrêmes, les idéés sur ce point en litige différent cependant encore beaucoup. 4)

Selon moi, on n'a jamais apporté d'arguments bien décisifs pour 1'opinion que la condition intellectuelle des hommes n'exerce aucune influence sur la criminalité. En général on raisonne comme suit: 1'ignorance diminue; par contre, le crime augmente plutót qu'il ne diminue; donc 1'ignorance ne peut pas en être un facteur. Un raisonnement pareil est trés superficiel, car 1'ignorance n'est pas a coup sür la seule cause du crime. Son influence peut donc être neutralisée par d'autres facteurs. Et puis,

1) Voir F. Engels »Lage der arbeitenden Klasse in England" p. 78 sqq.

2) Ce qui s'applique naturellement aussi aux ouvriers d'autres pays.

s) p. 119. Qu'on lise tout ce chapitre de 1'oeuvre de Engels: il y a de main de maïtre décrit la condition morale du prolétariat. (Je Pai déja cité pour une partie

P 3<) Pour les différentes opinions voir le Dr. I,. Del Haerc »De invloed van opvoeding en onderwijs op de criminaliteit", p. 23 sqq., et prof. Dr. 15. Eöldes, tEinige Ergebnisse der neueren Kriminalstatistik", p. 552~559 (^eitschr. f. d. ges. Strw. XI)

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