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Criminalité et conditions économiques

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II faut encore observer que les veuves et divorcées sont en tête.

La conclusion a déduire des chiffres est donc celle-ci: la femme mariée commet en général plus de crimes que la femme non-mariée, quoique cela ne s'applique ni a tous les crimes, ni a tous les ages.

Voila pour les chiffres mêmes; a présent leur explication.

II est trés difficile, quand on examine 1'influence du mariage sur la criminalité, de séparer ses conséquences morales des autres facteurs. On se tromperait p. e. en attribuant a 1'effet moralisateur du mariage le fait, que, quant a la majorité des délits économiques, ce sont les hommes et les femmes mariés qui y participent moins que les célibataires. Le fait que quelqu'un se marie est ordinairement une indication qu'il vit dans une situation matérielle plus ou moins bonne. Le danger qu'il commettra un délit économique devient alors beaucoup moins grand que quand il est dans une situation moins aisée. La justesse de cette thèse est clairement démontrée par les statistiques citées, d'après lesquelles les mariés encore jeunes donnent un chiffre supérieur a celui des célibataires. La cause en est dans le fait que les prolétaires se marient encore jeunes: les soucis matériels de ces mariés sont alors plus grands que plus tard, quand leurs enfants ont déja quitté la maison paternelle ou bien gagnent eux-mêmes leur pain. Si 1'on examine la statistique des injures, on observe que des hommes et des femmes mariés s'en rendent beaucoup plus coupables que les célibataires. II serait trés erronné d'en conclure que le mariage augmente le penchant a injurier. L'explication se trouve dans le fait que, si une seule maison (plutót dit caserne) est 1'habitation commune de plusieurs families d'ouvriers, cette condition d'habitation devient facilement une source permanente de disputes. Dans ce cas donc ce n'est pas le mariage, mais bien la mauvaise condition d'habitation, qui se montre comme facteur dans 1'étiologie du crime. S'il était possible de séparer ces conditions ou ces conséquences matérielles du mariage de ses conséquences morales, la différence entre la criminalité des mariés et des non-mariés ne se montrerait pas trés grande. Surtout quand on ne perd pas de vue que le bourgeois se marie en moyenne a un age plus avancé que le prolétaire, ce qui fait qu'il y a plus de bourgeois parmi les mariés d'&ge moyen ou plus avancé que parmi les jeunes mariés; et, puisque, par d'autres causes, la bourgeoisie commet moins 'de crimes que le prolétariat (voir p. 491 sqq.), 1'influence du mariage semble ici plus grande qu'elle ne 1'est.

Pour la criminalité des femmes il faut remarquer que les bourgeoises non-mariées représentent une plus grande partie des femmes nonmariées, que les femmes bourgeoises en forment des femmes en général, puisque le nombre des femmes célibataires est proportionnellement plus petit parini les prolétaires que parmi la classe possédante. Et puisque par d'autres causes, la criminalité des femmes de cette dernière catégorie est trés petite (voir p. 493 sqq.), le mariage semble ici avoir une influence moins favorable que celle qu'il a en réalité.

En examinant les conséquences du mariage sur la moralité — seul sujet pour le moment, qui nous intéresse, — je crois qu'elles sont les suivantes. Quand 1'homme et la femme s'entendent, quand ils sont heureux par leur union alors personne ne contredira que le mariage