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Criminalité et conditions économiques

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monotony, the long, silent nights in which for hours men lie avvake thinking, thinking, thinking, driven in upon themselves and to be their ovvn selves' only companion. No interchange of ideas is possible, no sound of human voices comes to call forth their own, and their own vocal organs rust. Nor does returning day bring change, nothing but the same duties, performed in the same vvay, at the same hour, and the same food, in the same quantities, served in the same demoralizing way. They become strangers to the usages of civilized society, and devour their food even as the beasts, but not with the wild beast's relish. To the use of knife and fork they become strangers; to a knowledge of their own lineaments they become strangers; to high thoughts, amiable words, courtesy, love of truth, and all that makes a man they become strangers, for these virtues cannot dweil with senseless monotony. But if these things die of atrophy, other but less desirable qualities are developed. A low cunning takes their place; the wits are sharpened to deceive or to gain small ends; hypocrisy is developed, and men come out of prison hating it, loathing it, but less fitted to perform the duties of life than when they entered it." ')

Qu'on lise aussi 1'opinion de Dostojewsky: „Ich bin fest iiberzeugt, dasz das berühmte Zellensystem nur ein falsches, triigerisches und auf das Aeussere gerichtetes Ziel verfolgt; es saugt die Lebenskraft aus dem Menschen, entnervt seinen Geist, schwacht und schreckt ihn und prasentirt endlich die sittlich gedörrte Mumie eines Halbwahnsinniggewordenen als ein Bild der Besserung und Reue". 2)

On pourrait ainsi remplir des pages en citant les opinions bien argumentées de ceux qui considèrent le système cellulaire comme „une aberration du XlXe siècle" (Ferri).3)

En résumant nous arrivons donc a la conclusion, que le système d'cmprisonnement n'est pas en état d'arrêter le courant de la criminalité, mais encore qu'il est mêrne une des causes de son accroissement puisqu'il rend les détenus encore plus mauvais. 4)

II se peut que, par suite de ce que je viens de dire, le lecteur fasse 1'observation qu'il n'y a pas d'autres moyens que 1'incarcération, soit en commun, soit en celluie. Quoique la question du traitement du

1) p. 142—143-

2) O. C. p. 22.

s) J'indique ici encore les auteurs suivants: A. Prins, >>Criminalité et répression'', Ch. V; E. Ferri, »La sociologie criminelle", p. 546—554, et *>Eine Verirrung des neunzehnten Jahrhunderts" (Neue Zeit, 189S—1899 II); Sacker, o. c. p. 70—74; le Dr. J. R. B. de Roos, »De strafmiddelen in de nieuwere strafrechtswetenschap", Ch. VIII »De cel en het cellulair systeem"; Leuss, o. c. p. 176—193. La derniere oeuvre surtout est de grande importance, puisque 1'auteur, condamné pour une cause d'honneur, (faux serment dans le but de sauver la réputation d'une femme) a passé lui-même quelques années en prison et en a protité pour faire des observations trés intéressantes.

4) Afin d'éviter des malentendus il faut que je fasse ici remarquer que je ne suis naturellement pas d'opinion que 1'efFet démoralisateur de la peine actuelle soit la cause unique de 1'accroissement de la recidive. Cc phénomènc a encore une autre cause et qui est mêrne plus importante: je veux dire, la difficulté pour un libéré de trouver du travail. L'offre de force ouvrière étant toujours plus grande que la demande dans la société actuelle, les ex-prisonniers sont naturellement refusés en général.