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Criminalité et conditions économiques

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délinquent ne sont séparés que par 1'épaisseur de quèlques pièces de cent sous." ')

Ces auteurs ont trouvé le véritable joint: on nomnie de tels enfants vagabonds-nés, soit, mais alors on rencontre des milliers de vagabonds-nés, qui ne sont jamais devenus vagabonds. Les enfants qui ont un grand penchant pour aller a 1'aventure se trouvent dans toutes les classes de la société; mais seulement ceux qui sortent des classes pauvres deviennent vagabonds. C'est donc la que se trouve la „causa efficiens": le même penchant qui mène les enfants pauvres en prison, les aurait peut-étre conduits a une poste honorable s'ils eussent vécu dans de meilleures conditions. II y a parmi les criminels des gens de toutes sortes, et 1'on ne peut contredire que la majorité se compose de personnes de qualité inférieure sous chaque rapport. Mais cela ne s'applique pas a ce genre de petits vagabonds. Ceux qui par suite d'expérience durant des années, sont en droit d'en parler, sont d'accord, que de tels enfants peuvent devenir des membres utiles de la société, pourvu qu'ils soient rationnellement conduits. 2) Ce sont des garcons intrépides et énergiques. Croirait-on peut-étre que tous ces gamins qui, en 1889, sont arrivés a pied a Paris de tous les coins de la France, afin de voir la tour Eiffel (il y en avait de moins de 7 ans)3) n'étaient pas courageux et énergiques? Elevés dans un autrc milieu, ils seraient devenus marins ou explorateurs, ou auraient entrepris de grands voyages comme touristes — tandis que maintenant ils entrent en prison, pour descendre plus tard de plus en plus bas. 4)

4°. Enfin la quatrième catégorie de vagabonds et de mendiants, ceux qui ne sont pas compris dans les trois précédentes, c. a d. les individus dans la force de 1'age, physiquement a même de travailler, gens qui ont aussi 1'occasion de trouver a s'occuper, mais qui ne veulent pas travailler. II est difficile de déterminer avec certitude"quelle est leur proportion dans 1'armée des vagabonds et des mendiants. Mais il me semble que les faits cités plus haut prouvent que les vagabonds de ce genre ne sont pas aussi nombreux, que quelques auteurs et beaucoup de profanes le croient. 5) En outre comment se fait-il que les asiles de „l'Armée de Salut", et ceux d'autres institutions philantropiques analogues, oü chaque admis est obligé de travailler, sont toujours bondés, s'il est

!) o. c., p. 2.

2) Voir e. a. Flynt, o. c., p. 49, et Th. Holmes »Pictures and problcms of London Police Courts", p. 64. Qu'on compare aussi F. M. Dostojewsky, «Memoircn aus einem Totenhaus," p. 299.

8) Voir la description d'un tel cas chez Tomel et Rollet, o. c., p. 3—8.

4) Sur le vagabondage et la mendicité d'enfants et de jeunes gens voir encore: L. Ferriani, »Minderjahrige Verbrecher", p. 144—155; et Flynt, o. c., p. 28 — 60.

5) Une des causes de 1'opinion, que les vagabonds et les mendiants de ce genre sont si nombreux, se trouve dans la eirconstance que plusieurs auteurs se sont surtout occupés d'eux. Cependant, on perd de vue que ces auteurs ne nient pourtant pas 1'existence d'autres catégories (Voir Flynt, o. c., p. 171 et Loewenstimm, o. c., p. 7). X'cst-il pas intéressant de voir que quelqu'un comme Oswald, qui lui a été un vrai vagabond, parle surtout de ceux qui le sont devenus par suite de la misère, et considère comme pcu importante la catégorie de ceux qui ne veulent pas travailler, tandis que le dilettante-vagabond Flynt ne parle que des derniers?