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Criminalité et conditions économiques

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wird. Das Höchste, wozu der Diebstahl den Dieb verpflichtet, ist einfache Restitution des Gestohlenen. Es ist also die Folge des Diebstahls lediglich eine civilrechtliche Restitutionspflicht; es tritt weder Blutrache noch Friedloslegung, weder Busse noch Friedensgeld, noch irgend eine Strafe ein. Der Diebstahl liegt ganz ausserhalb des Gebiets des Strafrechts und der Gebiete, welche dieses in der friedensgenossenschaftlichen Zeit ersetzen." >)

II n'est pas difficile de s'expliquer la cause de ce qui précède. Qu'on se figure les formes primaires de la société, si différentes des formes actuelles: les contrastes de possession étaient inconnus, et les besoins des hommes par conséquent peu nombreux, la production ne se faisait que pour la propre consommation et non pour 1'échange. Si par hasard, la production formait un excédent, le superflu était donné aux autres2), car il était impossible de 1'échanger, ni de le conserver durant quelques temps, la techniaue n'ayant pas encore fait les progrès nécessaires. „La loi de 1'hospitalité," était universelle prescrivant de procurer a ceux qui en avaient besoin tout ce qu'il leur fallait3). II est compréhensible qu'a un pareil degré de développement le vol ne se présentait pour ainsi dire pas, car les motifs qui y poussent faisaient détaut. D'un cóté la cupidité n'était pas éveillée, et de la misère absolue ne résultait pas le vol, puisque dans ce cas tout le monde en soufïfrait 4). De 1'autre cöté les penchants sociaux fortement développés par ce milieu, constituaient un frein qui aurait empêché 1'exécution d'un vol si la pensée en était venue. Supposons que dans cette société, un vol se soit néanmoins commis (n'importe pour quelle raison), — il aurait été peu compté, et certainement le voleur n'aurait pas été sévèrement puni car son acte aurait peu nui a la société.

A mesure que la structure sociale changeait, les idéés sur le vol changeaient également; avec 1'origine du système de 1'échange et des contrastes de la propriété, de puissants motifs incitaient au vol et en même temps les penchants sociaux s'affaiblissaient. Ainsi le vol fut considéré, plus qu'auparavant, comme un fait grave, contre lequel il fallait réagir avec plus de vigueur, et la gradation des peines, commen<?ant par Tarnende aboutit a la peine capitale5). Nous n'avons pas a rechercher pour quelles raisons les peines contre le vol n'ont pas toujours été les mêmes durant toute la période de la civilisation; il nous suffit de constater que 1'acte a alors toujours été considéré comme un grave méfait, dont 1'auteur encourait des peines sévères.

!) »Bausteine etc.," I, p. 286—287. Voir du même auteur »Grundriss der ethnologischen Jurisprudenz", II, p. 429, et »Der Ursprung des Rechts", p. 114—115. Comparez aussi le Dr. Steinmetz, «Ethnologischen Studiën zur ersten Entwicklung der Strafe", II, p. 252.

2) Chez les Esquimaux le vol n'était pas considéré comme immoral, quand le volé vivait k ce moment dans 1'abondance! (Ch. Letourneau, «Evolution de la morale", P- 157).

8) Comparez la citation de Morgan p. 442.

4) Voir encore L. Dargun, ^Ursprung und Entwicklungsgeschichte des Eigenthums", p. 81—83.

5) Comparez Post, x>Bausteine etc.", I, p. 288 sqq.

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