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Criminalité et conditions économiques

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A. Adultère.

On a dit: „1'histoire de la propriété, c'est aussi celle du vol". Au même titre on peut dire que 1'histoire de la monogamie est celle de 1'adultère, en d'autres termes, point de monogamie sans adultère. II faut donc qu'il y ait des causes trés fortes et constantes pour occasionner ce délit.

Comme nous 1'avons vu plus haut, quand nous exposions brièvement 1'histoire du mariage (voir p. 353), 1'adultère par 1'homme aux différents degrés du développement social était un acte permis. ') Si 1'on demande pourquoi les hommes commettaient eet acte permis, on n'en peut alléguer qu'une seule cause: c'est qifils ne sont pas monogames par nature. Pour la femme le même acte constituait par contre le plus souvent un délit trés grave, menacé des peines les plus sévères, ce qui n'empêchait pas les cas d'adultère de ce cóté aussi. La cause n'en diffère pas pour les deux sexes: la femme aussi n'est pas monogame par nature, quoique peut-être dans une mesure moins forte que 1'homme.

Par ce que nous venons de dire 1'étiologie de ce crime est terminée. La seule difterence entre le présent et le passé c'est que 1'adultère par 1'homme est aussi puni de nos jours, mais pour 1'étiologie il n'y a rien de changé.

On dira peut-être que la cause fondamentale de 1'adultère se trouve donc dans 1'homme, qu'elle est de nature anthropologique et non de

pays qui n'indiquent pas un fort accroissement dc la populntion on n'est du reste pas assez sot pour 1'attribuer a 1'homosexualité. Quant a 1'aversion physique, le nombre des hétérosexuels qui sont d'opinion que cette aversion ne peut jamais justifier une condamnation morale et beaucoup moins encore une condamnation judiciaire, augmente toujours. Et enfin, quant a la question de la dépravation émanant des homosexuels, elle n'est pas plus grande que celle qui émane des hétérosexuels, comme il a été démontré par les recherches les plus récentes (Voir e. a. le Dr. A. Aletrino, x>La situation sociale de Puraniste", (Compte-rendu du V Congrès d'Anthr. crim.); le Dr. M. Hirschfeld, sUrsachen und Wesen des Uranismus" (Jahrbuch f. sex. Zwischenstufen, V); le Dr. P. Nacke, »Ein Besuch bei den Homosexuellen in Berlin'' (Archiv f. Kriminalanthropologie und Kriminalstatistik, XV). Selon ces auteurs 1'uraniste est une variété biologique non de nature pathologique; ses penchants sont innés et ne peuvent d'aucune fagon être modifiés, tout comme les penchants de 1'hétérosexuel. L'homosexuel n'est donc pas un individu nuisible, quand même c'est un individu inutile considéré au point de vue sexuel. 11 est bien probable que le temps n'est pas trés éloigné oii le code pénal de tous les pays ne s'occupera plus de 1'uranisme. Comparez le ür. F. Auer, »Soziales Strafrecht'', p. 10—11.

Nous laisserons aussi de cöté un troisième délit, figurant dans tous les codes, l'outrage d la pudeur publique. Dans beaucoup de cas ce délit est insignifiant; dans quelques-uns ce sont des individus, dont on reconnait facilement la nature psychopathologique (exhibitionisme), qui le commettent.

') Comparez le Dr. A. H. Post, sGrundriss der ethnologischen Jurisprudenz": i)Der Ehebruch des Ehemannes ist bei den meisten Vólkern der Erde überall nicht strafbar" (II, p. 359), et Ch. Letournau, »L'évolution du mariage et de la familie":

» généralement, le seul adultère, puni k titre de faute morale, a été celui de

la femme" (p. 257). Comparez aussi P. Lafargue, »Der Ehebruch in Gegenwart und Vergangenheit" (Neue Zeit VII) et G. Ferrero, »Le crime d'adultère — son passc, son avenir". (Archives d'anthrop. crim. IX).