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» Si parmi les religieux que j'ai connus dans cc bien-aimé couvent il en esl qui aujourd'hui sont morls, que Dicu donne a leur ème Ie repos éternel; pour ceux qul restent, je vais les attendre au ciel, emporlant l'espoir de les embrasser un jour.

» Adieu! encore une fois, adieu!

» Nangazaki, ville du Japon, Ie 1" sept. 1622.

» De volre charité

» Ie Irès-indigne petit Frère,

Fb. Richard, de Sainle-Anne, natif de Ham-sur-Heurc. »

§ 8. Son martyre et celui de ses compagnons.

Le Bienheureux Père Richard vit luire enfin Ie jour si impaliemmcnt attendu de son dernier combat. Ce fut Ie 10 du mois de seplembre de la mcme année 1622. Le fait de son martyre est constaté par Ie témoignage de deux hommes irréprochables, témoins 1'un et 1'autre de son supplice. L'un est le Père Dominicain qui avait élé l'ami inlime de Richard au Japon pendant trois ans, el qui avait voulu le soustraire a la poursuite des persccuteurs. Ce religieux le rit brüler et se consumer lenlement sur son bücher. Peu après, ayant quitté le Japon, il revint en Europe, et se trouva a Rome Pannée du Jubilé 1625, alors que se tenail le chapitre général de 1'Ordre, au couvent d'Ara-Coeli. La, il raconta lout ce qu'il avait vu au R. P. Théodore Gerineaux (Voir sur le P. Gerineaux notre Avant-propos) secrétaire du T. R. P. Pierre Marchant, Commissaire Général de la Province de Flandre. L'aulre témoin oculaire est le R. P. Didace de saint Francois, commissaire des Pères Franciscains de Japon, lequel avait pour le Père Richard une affection singulière, a cause du zèle qu'il avait reconnu en lui pour le salut des ames, et, en particulier,-paree qu'avant d'étre arrèté, celui-ci lui avait dit que trèscertainement il souffrirait le martyre, et que cela lui avait été révélé de Dieu. Or le P. Didace nous a laissé une relalion détaillée des circonstances qui ont précédé, accompagné et suivi la mort du Rienheureux Père et de ses compagnons, d'après ce qu'il avait vu lui-même et entendu sur les lieux. C'est è eux que nous empruntons le récit de ce martyre.

Les confesseurs de Jésus-Christ, ayant été tirés de l'affreuse prison oü

P. Jacques de Gand & la page 22. Le P. Jean Englebert et le F. Henri Mirwart seta'Ml rendus libremeBt, le premier de Namur et le second d'Ath, au couvent ae ht-Fran^ois sur Sambre, pour y commencer ladite réforme.

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