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choléras sporadiques. Ce que, de toute nécessité il lui fallait prouver, c'est qu a Marscille avant 1'arrivée des émigrés d'Alexandrie, il existait une constitution cholérique, ou que, du moins, les choléras et les cholérines étaient en beaucoup plus grand nombre que les années précédentes.

Or, voici les preuves du contraire.

Extraits des procès-verbaux de la société impériale de Médecine.

Séance du 23 Juillet 1864. — Conférences cliniques.

„m. roux: J'ai observé plusieurs cas de cholérine et deux cas de cholera, 1'unenville «et 1'autre a l'hópital.

iiM. flavard: J'ai observé deux cas de cholera. Chez les vieillards, j'ai rencontré »beaucoup d'indigestions, avec tranchées tres-douloureuses.

»M. nitard-Ricord: II y a environ trois semaines, j'ai observé un cas de cholera

iM, ménécier: J'ai observé beaucoup d'indigestions.

«M. coihar: Chez un homme épuisé par des maladies antérieures, des vomissements «et de la diarrhée se sont déelarés; quand je 1'ai vu, il etait froid, cyanosé, le pouls «insensible: il a succombé.

»m. Bourgarel: J'ai eu sous les yeux, dans cette quinzaine, plusieurs cas de «dysentérie."

Séance du 15 Juillet 1865. — Conférences cliniques.

«M. le président demande a ses collègues s'ils auraient observé 1'existenee d'une «influence cholérique. M. pirondi répond négativcment, et les autres membres témoig

/raent par leur silence qu'ils n'ont eu a traiter aucune affection cholériforme. m. roux

«est le seul qui, chet une fille, ait eu a combattre des vomissements et de la diarrhée «avec crampes et cyanose de 1'extrémité des doigts. Tous ces symptómes ont cédé a «une médication pea énergique."

De son cótè, le conseil d'hygiène du prémier arrondissement des Bouches-du-Rhöne a attribué la lenteur du début de 1'épidémie a 1'exeellence de la constitution médicale au moment de 1'arrivée des émigrants d'Égypte, comme le prouve le procés-verbal de la séance du 13 Septembre 1865.

Le premier cholérique admis dans les hópitaux est un homme entré a 1'Hötel-Dicu le 15 Juin: cas léger. Le 16 Juillet, deuxième cas, promptement mortel.

Voila pour la population civile. Nous ne parierons pas de la garmson, carM. jubiot médeein principal a. l'hópital militaire, a communiqué a la Soeiété de médecine, qui 1'a publié dans son Bulletin (numéro d'Octobre 1865), un relevé d'oü il résulte quel pour le trimestre Mai, Juin et Juillet, le nombre des diarrhées traitées a eet höpital a été de 32 en 1864, de 15 en 1865; le nombre des cholérines a été de 11 en 1864, de 10 en 1865. Le premier cas de choléra constaté a l'hópital militaire en 1865 1'a été le 27 Juillet, chez un sergent-major.

Est-il donc possible de soutenir qu' a Marseille le cholera sévissait avant le 11 Juin?

Quelle que soit la théorie a travers laquelle on regarde les faits, on ne saurait nier qu' a Marseille, en 1865, avant 1'arrivée des vingt-neuf vapeurs qui, du 11 Juin au 81 Juillet, ont porté plus de 4000 personnes venant de pays infectés, il n'existait ni choléra ni constitution cholérique, et que 1'épidémie cholérique a suivi de pres 1'arrivée de ces navires.

Pour ce qui concerne Marseille, m. cazalas a donc basé sur une erreur complete cette conclusion extrêmement grave que la suppression des quarantaines „rendrait un service immense a Phumanité."

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