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ments et gouvernements peuvent grandement encourager. II serait trés utile, par exemple, d'établir des primes a la culture du raisin de table, de fa$on a ce que les ouvriers eux-mêmes, puissent, au coeur de 1'hiver, manger du raisin a bon marché. Les viticulteurs y trouveraient leur compte et la santé publique aussi. On verrait, en même temps, les pays producteurs de vins envoyer a 1'étranger moins de barriques, peut-être, et en revanche, plus de caisses de raisins. Qui donc pourrait s'en plaindre?

II est vrai que si la vente des raisins frais est préférable, au point de vue économique, a celle des vins ordinaires, il n'en sera jamais de même quand il s'agira des terrains qui produisent certains grands vins particulièrement renommés.

Mais 1'économiste ne doit pas considérer certains éléments isolés du problème. Or, je mets en fait que si, un jour, la production t o t a 1 e de la France par exemple, en v i n s, était remplacée par une production de raisins de table, le revenu total des vignobles francais se trouverait accru, et non pas diminué: il y a tant de pays, dans le Nord, oü le raisin est un fruit connu seulement des gens trés riches, et oü il deviendrait vite populaire, s'il était expédié en grande quantité et a un prix abordable!

Voila une vérité écpnomique, que nos gouvernements et parlements ne semblent pas encore avoir aper<;ue, et qu'il est de notre devoir de leur faire connaitre.

Le jour oü cette idéé nouvelle leur sera devenue familière, vous pouvez tenir pour assuré qu'ils considéreront avec beaucoup moins d'anxiété les progrès du mouvement antialcoolique.

Ce que je viens de dire pour les raisins, je le dirais de même pour ■d'autres fruits. Partout oü se plait la vigne, le pêcher peut- donner des fruits; or, la pêche aussi, est un fruit dont 1'usage peut être considérablement répandu. II ne serait pas plus difficile de remplacer les pommes a cidre par des pommes de table, etc. etc.

J'ai annoncé un deuxième exemple tiré des boissons sans alcool (vins, bières, cidres, etc. non fermentés). Mais, ici, je commence par faire une réserve. Notre röle, comme antialcooliques, — et surtout dans un Congrès de ce genre, — doit être de représenterdes principes, non des intéréts. Nous nous élevons avec indignation contre le capital-alcool. Mais nos protestations seraient sans grand effet, si 1'on pouvait nous accuser, avec quelque vraisemblance, d'avoir partie liée avec ce que j'appellerai le capital-boissons sans alcool. II existe, en effet, toute une industrie nouvelle,

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