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certains produits de remplacement: fruits frais et conservés, boissons sans alcool, etc.

II appartient aux gouvernements et aux parlements de prendre conscience de ce jeu de bascule, qui s'opère sous leurs yeux, et ils comprendront alors que leur devoir est non pas de conserver aux boissons alcooliques les positions qu'elles avaient acquises, mais, au contraire, de faciliter ce jeu de bascule, afin qu'il s'opère normalement, c'est-a-dire, a la fois suivant les nécessités économiques et conformément aux prescriptions de 1'hygiène sociale.

II. Les impóts sur les boissons alcooliques ne constituent jamais, au point de vue fiscal, une opération recommandable.

1. La contre-partie des recettes per$ues sur les boissons alcooliques. — Au point de vue fiscal, un impöt est rémunérateur lorsqu'il n'entraine pas, par voie de conséquence nécessaire, des dépenses supérieures au produit même de 1'impöt. Or, 1'impöt sur les boissons alcooliques a précisément pour effet d'entralner pour 1'Etat des dépenses trés considérables. C'est donc un mauvais impöt, un impöt non-rémunérateur. Cette vérité est souvent méconnue. Elle a pourtant été démontrée plus d'une fois. Je me contenterai de rappeler brièvement la doublé démonstration, qui sert a établir ce principe d'économie fiscale.

Première démonstration.

Tout Etat qui percjoit un impöt sur les boissons alcooliques a, par cela même, un intérêt, au moins apparent, a voir la consommation de ces boissons aller sans cesse en augmentant. II est vrai de dire, que certains gouvernements ont trés bien aper^u que eet intérêt était seulement apparent, et nullement réel. Ainsi, nous avons entendu, dans ces dernières années, le chancelier de 1'Echiquier, en Grande Bretagne, se réjouir hautement de ce que les impöts sur les boissons alcooliques donnaient un rendement relativement faible. Mais la majorité des gouvernements n'ont pas encore montré une pareille clairvoyance. Ils se croient généralement obligés de protégér le commerce des boissons alcooliques, de manière a ce que le Trésor public per$oive, sur ces boissons, des recettes aussi considérables que possible. II résulte de la que 1'Etat a intérêt a l'empoisonnement du peuple; la richesse publique résulte alors de la misère des particuliers. II faut être

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