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même journal, le 6 octobre, „qu'il est urgent d'interdire 1'entrée de nos colonies a ces mixtures éminemment toxiques, en créant dans les ports de débarquement des laboratoires de controle chargés d'éliminer les boissons impropres a la consommation."

Ce n'est pas la une idéé ■ nouvelle et j'ai eu déja 1'occasion de rappeler qu'a la première Conférence de Bruxelles, le 24 mai 1890, M. Sanford, plénipotentiaire des Etats-Unis, avait réclamé la stricte interdiction de 1'entrée „des alcools impurs, incomplètement rectifiés et contenant des matières nuisibles a la santé," et que ce voeu avait été inséré dans le protocole sous la forme suivante: „Les membres de la Conférence se sont trouvés d'accord pour rappeler aux Gouvernements le devoir qui s'impose a toutes les Puissances de prendre les dispositions nécessaires, dans les ports de sortie comme dans les ports d'entrée en Afrique, afin de prévenir les abus. II faut croire que le conseil avait conservé un caractère platomque, puisque 1'avant-projet de la Conférence de 1899 contenait un aiticle demandant aux Puissances d' „aviser aux moyens d'empêcher, dans la mesure du possible, 1'importation des spiritueux falsifiés": cette proposition trouva un écho dans le protocole sous la forme de la recommandation renouvelée auprès des Puissances „de prendre, chacune dans la sphère de sa législation, les dispositions propres a prévenir les abus qu'entraine 1'importation des boissons alcooliques falsifiées."

II serait a souhaiter que le programme de la Conférence convoquée pour la fin de cette année, ne soit pas strictement limité a la révision de la tarification, comme en 1899 et 1906, et puisse être étendu a 1'examen de toutes les mesures propres a défendre les races indigènes contre la marée montante de 1'alcool, de manière a permettre 1'application de moyens nouveaux de lutte que les progres de la chimie et le perfectionnement de 1'organisation administrative des colonies rendent practicables aujourd'hui, alors qu'üs eussent été inutilisables il y a une vingtaine d'années, et ïl convient de mettre parmi eux, en première ligne, le controle de la qualité qui n'apas été condamné antérieurement, mais simplement ajourné, en raison des difficultés qu'aurait offertes jadis sa mise en oeuvre.

II. Limitation du titre des spiritueux. L attention des Conferences de Bruxelles n'a pas été spécialement

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