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plus considérable que celle des rayons cathodiques de nos tubes rarétiés ou celle des rayons ft les plus rapides des éléments radio-actifs que nous connaissons. Tandis que, pour ces deux dernières espèces de rayons cathodiques, le produit Hlï du champ magnétique et du rayon de courbure ne monte resp. qu'a 500 et a 5000 Unités C. G. S., ce produit s'élève jusqu'a 1.000.000 pour les rayons cathodiques solaires. Or, comme, d'après toutes les données de la science actuelle, il n'y a que les substances radio-actives qu'on puisse supposer capables de causer la vitesse énorme qui donnera au produit HE la valeur d'un million, nous devons donc admettre, dit M. Lénard, que les rayons cathodiques du soleil sont dus a une matière solaire excessivement radio-active , a laquelle probablement 1'immense compression a 1'intérieur de 1'astre aura donné des atomes plus lourds que ceux de 1'Uranium et une radio-activité par conséquent énormément plus grande.

11 est vrai que, pour rendre plus compréhensible comment les rayons ft formés dans ces atomes trés lourds dans les couches profondes du Soleil ne sont pas arrêtés dans les couches plus élevées qu'ils doivent traverser pour arriver jusqu'a nous, M. Lénard suppose des courants qui entraineraient ces atomes trés lourds vers la surface.

Mais, comme a cette surface les atomes les plus lourds n'ont encore jamais été rencontrés sürement, il ne me semble guère probable que des atomes aussi lourds, ou peut-être même plus lourds encore, puissent y être transportés constamment. Ce transport, nullement incompatible d'ailleurs avec mon idéé d'un Soleil projetant son électricité a travers les trous de sa surface , ne me parait toutefois aucunement nécessaire. Car, comme nous 1'avons déja vu plus haut et comme nous le verrons surtout aussi plus bas, il y a beaucoup de raisons d'admettre que la raréfaction du gaz au dehors de la surface photosphérique ne sera généralement pas

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