Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

de fontaines, de volutes, de gerbes, de rayons disposés en éventail et de configurations disloquées semblant déchirées en lambeaux se voient tont aussi bien dans notre propre atmosphère que dans celle du Soleil.

4° il y a aussi la particularité de l'Aurore d'être trés souvent accompagnée de nuages ou d'une légere nébulosité. II est clair d'ailleurs que si les Aurores sont dues a des rayons [ie t y, qui arrivent du soleil et chargent notre atmosphère d'ions, ces ions fonctionneront comme des noyaux de condensation et causeront ainsi toutes ces formations nuageuses et brumeuses qui caractérisent si souvent non seulement les Aurores mais aussi les Protubérances et la Couronne.

5° il y a encore la dépendance évidente entre nos Aurores et la fréquence , la grandeur et la position des taches du Soleil qui déja découverte en 1732 par de Mairan est aussi une particularité trés importante que les Aurores ont en commun avec les Protubérances et la Couronne.

Or par rapport aux cinq particularités capitales que je viens de rappeler, les Protubérances et la Couronne sont entièrement semblables a l'Aurore. Comme celle-ci elles ont aussi un spectre d'oriO'ine électrique. M. Deslandres a fait remarquer le premier que les raies de 1'hydrogène dans ce spectre sont réunies par la formule de Balmer et que de telles raies ne sont jamais prodtrites par la chaleur seulement mais bien par l'étincelle électrique. C'est ce qui, déja en 1896, a conduit M. Deslandres a son explication électrique des phénomènes lumineux dans 1'atmosphère solaire (')•

Une autre preuve convaincante de 1'origine électrique de la lumière atmosphérique solaire, c'est le fait significatif que toute 1'atmosphère au dehors de la couche renversante est impuissante ft

(') Deslandres: Observations de l'éclipse totfile du 16 avril 1893 (mars 1896).

Sluiten