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coup d'oeil gracieux sur un mémoire, qui n'est devenu si volumineux que paree que i'histoire et les faits y exposés sont trop intimement liés et entrelassés avec les événemens, qui depuis vingt six années se sont si rapidement succedés et pressés tant en France qu'en Hollande pour pouvoir en être separés.

Sa Majesté verra par PEtat de service, placé a la tête de ce Mémoire, qu'elles ont été les places éminantes et les dignités, auxquelles 1'exposant a ét éappellé 16 ans consécutifs tant par la confiance publique que par la bienveillance du Roi.

Si après avoir developpé le but de sa démarche respectueuse au prés de Sa Majesté, 1'exposant donne une legére esquise de I'histoire de la Révolution de 1787 en Hollande, c'est pour constater son attachement invariable a la France et justifier les efforts multipliés et constans qu'il fit durant son exil auprès du Gouvernement Frangois pour la délivrance de sa Patrie.

Ces efforts seront amplement justifiés par 1'exposé de sa conduite et de ses persécutions, essuiées pour la cause Publique en 1787, lors de la marche des Prussiens en Hollande et le triomphe du Parti Anglo-Stadhouderien.

La seconde époque de sa vie, si remplie de zêle, de dévouement et des désastres, prouvera, ainsi que les extraits des dépêches du Ministre des affaires étrangères, qu'en 1792 et 1793 le Gouvernement Franqois encourageoit ses vues et soutenoit ses moiens; sa conduite a Breda, oü il étoit resté avec six mille Fran^ois lors de la défection de 1'armée Franijaise dans Ia Belgique; la lettre que lui écrivit encore le général Dumourier le 22 de Mars 1793, la veille de sa fuite ou de sa trahison, concernant la défense de cette ville et du pais qu'on y occupoit encore ; sa proscription a cette époque par les Etats-generaux et par toutes les Puissances coalisées ; la demande de sa tête lors de Pinvestissement de Breda; la capitulation honorable de cette ville; son retour avec les six mille hommes de garnison de cette place en France le

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