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saura quel tribut de sang innocent ses armées ont prélevé sur nos enfants, nos femmes et nos concitoyens sans défense.

Au surplus, les chefs de 1'armée allemande se sont singulièrement mépris en essayant impressionner par eet argument le verdict du monde civilisé. Ils paraissent ignorer que la répression collective de fautes individuelies, proscrite par les conventions internationales pour lesquelles ils n'ont que railleries, est depuis longtemps condamnée dans la conscience des peuples modernes, parmi lesquels 1'Allemagne apparait désormais comme une monstrueuse et déconcertante entité morarle-

Les Secrétaires, Le Président,

Cher Ernst de Bunswyck, Cooreman.

Orts.

Le Vice-Président,

Comte Goblet d'Alviella.

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Vingtième Rapport de la Commission beige d'Enquête

Le Havre, le 25 Juillet 1915.

A Monsieur CAR'J'ON de WIART, Ministre de la Justice.

Monsieur le Ministre,

Nous avons 1'honneur de mettre sous vos yeux un rapport de M. le procureur du Roi de Dinant qui expose Ia fagon dont se sont comportées les armées allemandes a Dinant et le traitement inhumain auquel ont été soumis, pendant de longues semaines, de nombreux habitants de cette ville emmenés en Allemagne.

Notre dixième rapport nous a fait connaitre la manière dont ont été traités des milliers de nos compatriotes conduits en Allemagne et internés, au mépris du droit des gens, dans des camps de concentration. Les habitants de Dinant, enfermés dans la prison cellulaire de Cassel après un voyage douloureux ont eu a subir un sort plus cruel encore.

Monsieur le Ministre,

J'ai 1'honneur de vous faire parvenir le rapport ,que vous m'avez demandé sur les événements survenus au cours des opérations militaires a Dinant et aux environs, et sur !a détention en Allemagne de nombreux citoyens de Dinant et Anseremme.

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