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Dés le 6 aoüt, c'est-a-dire avant 1'arrivée des premières troupes frangaises, qui vinrent de Givet, des cavaliers allemands parurent a Dinant et Anseremme. Ces patrouilles pénétrèrent parfois jusque dans 1'agglomération et furent regues a coups de fusil quand elles vinrent en contact avec les troupes beiges qui, a ce moment, occupaient les deux rives de la Meuse.

Voici la série de ces incidents. Je les détaille uniquement paree qu'ils montrent que la population s'abstint absolument de toute attaque envers les cavaliers ennemis.

Le 6 aoüt, a Anseremme (Dinant et Anseremme, quoique formant deux communes distinctes, ne constituent qu'une seule agglomération), des soldats beiges du génie tirent sur une patrouille de hussards et blessent un cheval. A Furfooz, le cavalier démonté avise un cultivateur et lui prend son cheval en échange de la monture blessée.

Le même jour ou le lendemain, trois hussards apparaissent rue Saint-Jacques (route de Ciney) les carabiniers ou chasseurs beiges en blessent un et le font prisonnier ainsi qu'un de ses camarades dont le cheval a été atteint. Le troisième s'échappe. Ces hommes appartiennent a un régiment du Hanovre.

Le 12, " aux Rivages „ (Dinant), un détachement du 148e d'infanterie frangaise détruit une patrouille de cavalerie; un seul homme s'échappe. Vers la même date, coups de feu aux " Fonds de Leffe „ par un détachement du même régiment. Deux cavaliers allemands sont tués.

Le 15 aoüt, les Allemands tentent de forcer le passage de la Meuse a Anseremme, Dinant et Bouvignes. Ils sont repoussés. Pendant cette journée, plusieurs détachements allemands pénétrent jusque dans la ville. Ils ne molestent en rien la population.

La ville et les habitants eurent peu a souffrir de cette affaire qui fut cependant trés chaude et dura toute la journée. Un M. Moussoux fut tué en relevant les blessés, et une femme légèrement blessée. Sur Ia rive droite, un obus frangais tomba sur une maison et un obus allemand sur la poste. Sur la rive gauche, quelques maisons furent atteintes par des obus allemands Dès le commencement de 1'action, 1'artillerie allemande tira sur 1'höpital bien en vue et largement couvert du drapeau de la Croix-Rouge. En quelques minutes, six projectiles atteignirent les batiments. Un des obus pénétra dans la chapelle au moment oü les enfants de 1'orphelinat sortaient de la messe. II n'y eut pas de victimes.

Le 17 ou le 18, les Frangais n'occupent plus la rive droite d'une fagon permanente; ils se bornent seulement a y envoyer des patrouilles. Chaque jour, échange de coups de fusil et de coups de canon entre les deux rives. Des cavaliers allemands recommencent a descendre dans la ville, oü ils circulent impunément. Exemples: le 19, vers midi, un hulan, venant de la direction du Rocher-Bayard,.se retire par la route de Ciney sans être inquiété. II a traversé la ville dans presque toute sa

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