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grand nombre d'habitants. Une escouade de renfort qui nettoya de francs-tireurs les alentours et la partie voisine de la localité, ne cessa, pendant ce temps, d'être en butte a des coups de feu tirés des maisons. Un assez grand nombre de personnes trouvées les armes a la main furent fusillées. (Anlage 22, 24, 29).

Vers minuit, le détachement von Zeschau, venant de Houx, arriva a 1'entrée septentrionale de Lefte. II avait a peine atteint les premières maisons, que les compagnies de tête essuyèrent un feu trés vif partant de ces maisons, dont les portes et les fenêtres étaient barricadées avec des meubles et des matelas. Ces maisons furent prises d'assaut et incendiées pour se protéger contre les francs-tireurs, qu'il n'était pas possible d'appréhénder d'autre fa?on. Les hommes armés qu'on y découvrit furent fusiliés. (Anlage 38).

De la fabrique mentionnée plus haut, on tira également, d'une manière violente et soutenue, sur le détachement, en particulier sur les compagnies de mitrailleuses du régiment d'infanterie n° 177. Le feu des francs-tireurs ne cessa que lorsque la fabrique eut été incendiée (Anlage 38, 64, 65).

Pendant que ces événements se passaient au nord de Dinant, des combats sanglants avec la population civile avaient aussi éclaté au sud, a Les Rivages et a Anseremme.

A la fin de 1'après-midi, le régiment de grenadiers n° 101 était arrivé a Les Rivages, par la route qui s'amorce en ce village, avec la 3ine compagnie de pionniers de campagne; ces troupes devaient y ■ traverser la Meuse. Les pionniers étaient déja arrivés dans le courant de la matinée avec les voitures a pontons dans la partie de Dinant occupée par le régiment du roi, a 1'efïet de jeter un pont. Mais par suite de la fusillade partant des maisons et a laquelle il ne put être mis fin en dépit des efïorts faits conjointement avec 1'infanterie pour chasser de ces maisons les francs-tireurs, les pionniers durent se retirer sur les hauteurs.

Le village de Les Rivages avait 1'apparence, tout d'abord, d'être vide d'habitants. Sur la rive opposée, on voyait brüler les maisons de Nefïe, bombardées par notre artillerie (Anl.20, 39, 44).

Le passage commen^a immédiatement. Ce furent d'abord la 2de 'puis la llme compagnie du régiment de grenadiers n" 101 qui gagnèrent la rive gauche et marchèrent a 1'assaut, sur un^ large front, contre 1'infanterie ennemie occupant les hauteurs a 1'ouest.

En passant a Nefïe par une ruelle étroite, la llme compagnie regut d'une maison environ 5-coups de feu successifs a chevrotines. La porte barricadée fut forcée et les tireurs, 1 homme et 2 femmes furent fusillés.

Immédiatement après, la section conduite par le chef de compagnie, arriva au remblai du chemin de fer. A eet endroit un passage d'eau est percé sous le remblai. Devant 1'ouverture était étendu un civil fusillé avec une arme qui ressemblait a une carabine. Dans 1'intérieur du passage obscur on voyait des gens.

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