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Du haut du remblai, 1'officier d'une autre section cria que du passage on avait tiré sur lui. Le chef de compagnie cria a haute voix en francais : " Sortez, on ne vous fera rien. „ Mais personne ne répondit et aucun de ceux qui étaient cachés dans le passage n'en sortit. On tira alors un certain nombre de coups de fusil dans le passage. Les grenadiers, franchissant le remblai, continuèrent a s'élancer vers la hauteur. Le détachement laissé en arrière pour surveiller et évacuer le passage, en fit sortir environ 35 a 40 civils. C'étaient des hommes, des adolescents, des femmes et des enfants. 11 y avait aussi 8 a 10 fusils, non point des fusils de chasse, mais, a ce qu'il semble, des fusils militaires. Une partie des civils avaient été tués ou blessés par le feu des grenadiers (Anlage 40).

A Les Rivages, le calme n'avait entre temps pas cessé de régner. La première personne qui se montra fut un homme perclus et boiteux. II déclara qu'il était le bourgmestre et assura que la population de Les Rivages était paisible a la différence de celle de Neffe. On 1'envoya pour cette raison a Neflfe avec la mission de recommander le calme a la population et de lui dire que dans ce cas on ne lui ferait aucun mal.

Le commandant du régiment de grenadiers n° 101 s'assura d'un assez grand nombre de personnes qui se trouvaient dans les maisons les plus rapprochées pour s'en servir comme otages au cas oü la population se livrerait a des actes d'hostilité. On leur fit comprendre que leur vie servirait de garantie pour la sécurité des troupes. Ce qui donna lieu a cette mesure, c'est que 1'on savait que la population de Dinant était séditieuse. D'autre part, un officier venait d'annoncer qu'on avait tiré sur lui des maisons qui se trouvaient tout prés, au sud de Les Rivages, dans la direction d'Anseremme. Les hommes furent placés le long du mur d'un jardin a gauche du point de passage. On mit un peu plus loin, en aval, les femmes et les enfants qui étaient sortis avec eux des maisons.

Les troupes continuaient a passer la rivière et a construire le pont. Lorsque le pont eut atteint une longueur d'environ 40 mètres, une fusillade trés vive éclata subitement. Elle partait des maisons de Les Rivages et des escarpements rocheux qui se trouvent immédiatement au sud du " Rocher Bayard „. Cétaient des francs-tireurs qui tiraient sur les pontonniers a 1'ouvrage et sur les grenadiers qui, massés sur le bord, attendaient de pouvoir passer. Les coups de feu causèrent une grande agitation et une confusion générale. A la suite de ces faits les otages masculins qu'on avait placés contre le mur du jardin furent fusillés.

Les francs-tireurs qui étaient restés invisibles s'aper?urent évidemment de eet acte de répression et cessèrent le feu, de sorte que les pontonniers purent continuer leurs travaux (Anlage, 46, 48),

Nos troupes purent franchir la Meuse, prés de Les Rivages et de Leffe, en partie encore dans la nuit du 23 au 24 Aout, en partie le lendemain. Le 25 Aout, les dernières formations du corps d'armée passèrent également la Meuse.

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